Jeudi 3 août (suite) : Notre train direction Coimbatoire est arrivé à 9h45 avec 15 minutes de retard. On était seul sur notre banquette, on a pu s’étaler. 5 heures plus tard et après m’être brûlée la bouche à cause de mon poulet au curry trop épicé, on est arrivés à Coimbatoire. On a pris un rickshaw de la gare jusqu’à la station de bus. Il y avait des dizaines de bus ! On a trouvé celui pour Mettapaluyam qui était complet. On devait aller en bus jusqu’à Mettapaluyam et prendre au matin le train miniature pour Ooty. Mais on a changé nos plans car on ne voulait pas payer un hôtel pour la nuit à Mettapaluyam puis faire le lendemain 7 heures de train même si le paysage allait être magnifique. Comme on a vu que le bus pour Mettapaluyam allait jusqu’à Ooty, on a décidé d’attendre le prochain qui passait toutes les 20 minutes et d’aller directement jusqu’à Ooty. Mais déjà les indiens qui attendaient ce bus s’étaient regroupés en file indienne et ils étaient nombreux ! Alors on s’est mis dans la file. 20 minutes plus tard, quand le bus est arrivé, on a essayé de monter à bord mais c’était trop de la folie ! On se faisait pousser de toutes parts et les gens jetaient leurs affaires par les fenêtres sans vitres pour réserver leur place. Bref, on a renoncé à monter parmi ces fous. On a attendu le suivant et on a pu accéder à deux places. On a quitté Coimbatoire à 16h10, le bus était plein.
Le bus a grimpé la montagne pour rejoindre Ooty. Plus on montait et plus il faisait froid. Avec nos tee-shirts on avait l’air fin… Les indiens sortaient les pulls, les bonnets et les moufles !!! A 20h, le bus s’est arrêté à Ooty. On est descendus et là on s’est gelé ! Il faisait beaucoup plus froid qu’à Kumily. On a pris un rickshaw qui nous a mené jusqu’à l’hôtel « Green Valley » où l’on a eu une chambre pour 300Rs (5€).
Udhagamandalam appelé plus familièrement (et on comprendra pourquoi) Ooty, se situe à la pointe ouest du Tamil Nadu. Fondée par les britanniques au début du XIXe siècle pour y établir la résidence d’été du gouvernement de Madras, Ooty est devenue la station climatique la plus célèbre d’Inde du Sud (avec des températures avoisinant les 0°C, on comprendra pourquoi). Selon le « Lonely Planet », jusque dans les années 1980, ses petites maisons de pierre, ses jardins fleuris, ses ruelles sinueuses et ombragées et ses eucalyptus évoquaient à la fois l’Australie et les villages du sud de l’Angleterre. Désormais, Ooty ressemble à n’importe quelle grande ville indienne surpeuplée. Elle conserve néanmoins un charme indéniable, ne serait-ce que pour la nature alentour qui offre des randonnées exceptionnelles. La vie s’y déroule paisiblement et le silence des montagnes est à ses portes. Le « Lonely Planet » nous met en garde en nous conseillant vivement de prendre des vêtements chauds : la température peut descendre la nuit jusqu’à 0°C.
N’ayant rien avalé de la journée, je mourais de faim. On a été au resto juste à côté de l’hôtel après avoir posé nos sacs et enfilé des pulls. On a pris des noodles (pâtes chinoises). Grosse erreur… Les noodles ça rend malade et on allait en subir très vite les conséquences !
Glacés, on est vite allés se réchauffer sous la couverture, mais ça ne suffisait pas, il faisait vraiment trop froid. Bref, j’ai trop mal dormi, complètement congelée.
Vendredi 4 août :
On s’est levés à 9h complètement congelés.
On le savait depuis la veille, il n’y avait pas d’eau chaude dans notre salle de bain. J’ai quand même tenté de me laver un peu avec de l’eau froide… c’est très rude… Je me suis vite habillée. J’ai enfilé mes plus chauds vêtements c’est-à-dire un pull et un pantalon long et en avant pour une journée dans le froid.
A 10h30, on est partis chercher un endroit où prendre notre petit-déjeuner. On a rejoint le centre-ville à pied. Les indiens portaient pulls, gros blousons, bonnets, gants, en plein mois d’août ! On ne se croyait pas du tout en Inde, mais dans une station de sport d’hiver. Il y avait quand même des fous pieds nus, en sari (vêtement traditionnel indien porté par les femmes constitué d’une seule pièce de tissu que l’on drape autour du corps) ou en tee-shirt. On a parcouru plus de 2km à pied pour tomber sur le « Sidewalk Café ». Nico a pris une salade de fruits monstrueuse avec trois boules de glace et un thé, et j’ai pris un brownie au chocolat avec sauce au chocolat et glace et un thé. On a déboursé 200Rs (3,3€) pour ce bon petit-déjeuner.
On a ensuite fait quelques emplettes dans une superette.
Cette station climatique ressemblait vraiment à une station de sport d’hiver comme on en trouve en France, mais là elle était vraiment très moche sans grand intérêt. Je ne sais pas pourquoi les indiens ont font tout un flan de cette station…
On a marché sous la pluie fine jusqu’à l’Eglise St Stephan. Cette église a été érigée en 1829. On l’a visité.
On est rentré à l’hôtel en rickshaw. Dès notre arrivée à la chambre, j’ai été prise de diarrhée et je me suis sentie mal. J’étais super crevée et je n’avais pas du tout faim. On est restés à la chambre sans manger et j’ai essayé de dormir un peu sous les couvertures où je n’arrivais pas à me réchauffer.
Nico qui ne supportait pas cette ville depuis notre descente du bus et qui n’avait qu’une envie celle de partir de cette endroit, a eu l’envie d’aller faire du pédalo sur le lac que l’on voyait de notre fenêtre. A 16h30, étant un peu plus en forme mais pas tout à fait, on est partis en direction du lac. On était persuadé qu’on serait seul sur le lac sur notre pédalo et bien on a eu tout faux ! Ce lac était un véritable parc d’attraction et des bus entiers déversaient des indiens venant de toute part pour profiter des manèges et des activités nautiques : pédalos, bateaux à rames, promenade à cheval, auto-tomponneuses, bateau pirate, manèges à sensations forte, etc. On a payé l’entrée du parc 10Rs (0,15€) et on a pris nos tickets pour le pédalo à 60Rs (1€). On a parcouru le lac sur le pédalo de 17h à 17h40. C’était sympa. Il y avait même des daims dans un enclos au bord de l’eau au bout du lac.
Ensuite, on a été au Thread Garden (30Rs). Sous un chapiteau était reproduit tout un jardin de fleurs faites de fils de couleurs cousues à la main. Pas terrible, terrible.
Voilà, on avait fait le tour d’Ooty, ville moche où il fait super froid et pas intéressante du tout. Notre départ était prévu pour le lendemain.
Comme on n’avait pas mangé depuis le petit-déjeuner, on cherchait un resto près du lac lorsque j’ai eu une grosse envie de trouver des toilettes au plus vite. On s’est pressés de retourner à la chambre. Je n’ai pas bougé des toilettes durant un petit moment.
Enfin, on a été au resto à côté de l’hôtel, mais je ne me sentais pas du tout bien. On a pris du chicken fried rice (poulet avec du riz frit) et Nico a pris aussi un chicken 65 (poulet très épicé). J’ai mangé quelques bouchées et je suis vite rentrée à la chambre vomir… Il était 19h10 et j’étais dans un état pitoyable, en train de rendre dans les toilettes. Je me suis couchée sous les couvertures et je n’ai plus bougé en attendant Nico. 20 minutes plus tard, Nico m’a rejoint. Il avait fini tous les plats. J’étais au plus mal, complètement frigorifiée sous la couverture enveloppée dans mon pull. Je me suis endormie à 20h30 et j’ai passé une nuit horrible : j’avais froid, puis chaud, j’ai fait des allers-retours aux toilettes à me vider de tous côtés, j’avais mal aux muscles et à la tête. Nico a mal dormi car je tournais dans tous les sens. Désolé…
Samedi 5 août : Je me suis levée à 10h. Nico, levé depuis un bon moment, avait déjà fini de préparer son sac. J’allais un peu mieux mais j’avais super faim. J’ai fait mon sac et on a quitté l’hôtel à 11h. On a été prendre un petit-déjeuner copieux au restaurant d’à côté. J’ai pris des toasts avec beurre et confiture, corn-flakes avec du lait et un chocolat chaud. Nico a pris des œufs bouillis et un thé. Un bon petit-dej à 100Rs (1,6€).
On a rejoint à pied la station de bus. On voulait prendre le bus pour Mysore, mais on ne comprenait rien aux horaires du bus. On a attendu le bus de 11h40 à 12h30. A 12h30, le bus est arrivé. C’était un beau bus et par conséquent le prix était bien plus élevé que dans un bus ordinaire, on a payé 218Rs (3,6€). A 13h, le bus pour Mysore est parti d’Ooty. Adieu Ooty !
Le prix du trajet comprenait inévitablement le confort de transport : les sièges étaient hyper confortables. C’était si confortable que j’ai dormi les deux premières heures, durant la descente de la montagne.
On est passés à côté d’une forêt d’arbres gigantesques et extrêmement fins, j’ai trouvé ça très impressionnant.
Sur la route on a croisé des singes. Puis, en passant par le parc national de Mudumalai on a vu un éléphanteau blessé qui se faisait aider par des militaires. Puis, en traversant le parc naturel de Bandipur, on a vu un éléphant traverser la route devant le bus, on a vu également des biches, des cerfs tâchetés, des sambars (une espèce de cerf) et des sangliers. J’étais toute contente de voir tous ces animaux et surtout de voir des éléphants car j’en suis fan. Nico avait refusé qu’on aille au parc de Madumalai à cause du froid et sous prétexte qu’on ne verra aucun animal, et moi je le bassinais à insister pour y aller. Au final, on a eu la visite de deux parcs et on a vu quelques animaux tout ça en étant confortablement installés bien au chaud dans le bus. On était tous les deux gagnants.
Un éléphant de dos :