Mercredi 5 juillet :
On a fait la grasse mat’ toute la matinée. A midi, on est partis à pied en direction de la gare ferroviaire pour acheter nos billets de train pour rejoindre Madras (appelé aussi Chennai). Sur la route, on s’est arrêtés au premier restaurant qui nous paraissait potable. Nico a pris du poisson avec de la sauce épicée et moi j’ai pris du poulet au curry. Tous les plats proposés étaient épicés et on a essayé de prendre les moins épicés. Méfiante, j’ai mis beaucoup de riz dans mon assiette et un morceau de poulet en enlevant le plus de sauce possible pour ne pas que ça soit trop épicé. Rien à faire, j’avais la bouche en feu ! C’était tellement épicé que ça en devenait immangeable. Nico aussi avait du mal à manger son poisson épicé.
On a repris le chemin vers la gare. On a croisé un homme assis au milieu d’une route piétonne qui demandait de l’argent, il avait la lèpre, ses bouts des membres étaient bouffés par la maladie. On en a vu beaucoup des gens infirmes à Bangalore, c’est choquant parfois.
A la gare, on a acheté un billet de train pour Madras (Chennai) pour le vendredi à 14h30 à 234Rs pour deux places (soit 3,9€).
De la gare, on a pris un rickshaw pour aller voir le musée Visvesvaraya de l’industrie et de la technique à côté de Cubbon Park. Au rez-de-chaussée du musée étaient présentées des inventions en rapport avec l’aviation et la technique. Aux étages, ça présentait les moyens de communication, l’espace, la vie animale, végétale et humaine, et bien d’autres choses. Il y avait des présentations interactives ; on pouvait faire fonctionner certaines inventions pour en comprendre le mécanisme, mais la plupart étaient cassées et rien ne bougeait quand on appuyait sur les boutons… Il faut dire que l’entrée du musée coûtait 15Rs (soit 0,25€), pas assez pour remettre en état les inventions défaillantes. Mais il y avait des présentations super sympas.
A un moment, un couple d’indien a insisté pour nous prendre en photos avec leurs enfants… C’était la première fois qu’on nous demandait ça, et ça n’allait pas être la dernière. C’était très lourd, surtout que nous nous faisions bien attention à ne pas prendre en photo les locaux sans leur accord pour ne pas les froisser.
Le musée fermait à 18h. A 18h donc, les gardiens ont jeté tout le monde dehors. On n’a pas eu le temps de tout voir…
Nico a ensuite téléphoné à un copain qui était lui aussi sur Bangalore pour lui donner rendez-vous sur MG Road. Il a téléphoné depuis un téléphone public où la communication coûte une roupie la minute, ça fait rêver ça !
On a marché jusqu’à MG Road. On a attendu sur le bord de la route. Il y avait beaucoup plus de circulation que d’habitude, c’était l’heure de sortie du travail. On a vu plusieurs bus plus que bondés. Il y avait même des gens accrochés à la porte à l’extérieur et derrière le bus. Ce surpoids faisait pencher sévèrement le bus sur un côté.
On n’a plus réussi à joindre par téléphone le copain de Nico et on ne le voyait pas arriver après une heure d’attente, alors on a abandonné l’idée de le voir et à 19h30 on a décidé d’aller manger. On a été au « KFC », une chaîne de fast food très connue dans le monde, une sorte de Mac Donald’s en fait. On a pris deux hamburgers au poulet avec frites coca et deux sundaes. Mais on a eu tout en format dînette… Erreur sur la taille de nos portions : hamburger que l’on mange en deux bouchées, deux frites qui se battent en duel, 2cl de coca et 2cm de glace… mais c’était vraiment super bon, surtout le sundae !
Puis, on est rentrés en rickshaw à l’hôtel. On a passé la soirée à jouer au UNO que l’on a acheté dans un magasin de jouets pour 99Rs seulement (soit 1,65€ alors que le UNO coûte 10€ en France !).
La rue commerçante où se trouve le « KFC » et tous les autres magasins de marques internationales, de nuit :

Jeudi 6 juillet :
On est sortis de la chambre d’hôtel vers midi. On est montés dans un rickshaw pour aller manger sur MG Road. On a été à « Subway », une chaîne de sandwichs que l’on trouve en France. Puis, on a été manger un sundae au « KFC » pour notre dessert. Ensuite, on a fait les magasins tout l’après-midi.
Après être entrés dans les magasins de vêtements, de chaussures et de disques, on a été dans un magasin qui vendait des sculptures indiennes vraiment magnifiques, on se serait cru dans un musée. Il y en avait en bronze, mais les plus importantes et les plus chères étaient en bois. Le bois était sculpté avec tant de précision et de finesse que les artistes arrivaient à représenter plein de petits personnages et de divinités sur les pieds de table par exemple. On a vu une balancelle entièrement sculptée dans du bois, l’étiquette indiquant le prix était couverte de chiffre tellement le prix était élevé.
Après cette passionnante visite, on a été boire un milk-shake à « Koshy’s bar », mais il n’était pas très bon. Puis, on est rentrés à pied jusqu'à l’hôtel.
Le soir, on est retournés chez l’indien qui faisait la nourriture au bord de la rue et l’on a pris du fried rice (riz frit) que l’on a mangé avec nos doigts dans la chambre d’hôtel.
Vendredi 7 juillet :
C’était notre dernière matinée à Bangalore. On a fait nos sacs et on les a laissés à l’accueil avec la clef de la chambre.
On est partis à pied vers MG Road pour prendre le petit-déjeuner. Le ventre plein, on est allé dans les magasins puis on a été à Cubbon Park. Ce parc était vraiment très joli, très calme, on n’entendait plus le bordel de la ville alors qu’on était en plein dedans. On ne se croyait plus à Bangalore l’espace d’un instant. On se retrouvait entouré d’arbres, d’herbe verte, de petits écureuils. Le monde était quand même toujours là : des couples assis sur des bancs, des gens dormant sur des bancs, des gens marchant dans le parc… On a également testé les toilettes publiques. J’ai payé seulement 2Rs pour faire pipi dans des toilettes turques bien entretenues et Nico 1Rs pour faire pipi dans une pissotière (c’est moins cher pour les hommes !).
Vers 12h30, on est retournés à l’hôtel chercher nos sacs puis on a pris un rickshaw qui nous a emmené à la gare. On avait encore une heure devant nous avant que le train ne parte. On a acheté des chips et des gâteaux pour notre déjeuner. On s’est installés à nos places dans le train. Les places étaient comme dans les bus, les unes derrières les autres. Les rangées comptaient deux places, une allée puis trois places. Les places étaient numérotées et Nico et moi n’étions pas assis du tout à côté, alors on a demandé gentiment aux autres passagers s’ils pouvaient changer de place et finalement on a pu se retrouver à côté. Nous nous sommes retrouvés assis du côté des trois places assises. J’étais contre la fenêtre. On avait les jambes toutes serrées par le siège qui nous faisait face. On n’était pas aussi à l’aise qu’en sleeper. Le wagon était plein.
En attendant le départ, nous avons mangé nos chips et là, de l’autre côté de la fenêtre un vieil homme est venu me quémander à manger et il insistait, mais j’allais pas lui jeter des chips de par la fenêtre comme si j’étais un singe en cage qui aurait nourri le visiteur… Nos vivres étant réduites, je n’ai pu rien donner. L’homme qui me parlait dans un langage que je ne comprenais pas, me postillonnait dessus… Il a mis du temps à s’en aller.
Le train a démarré à 14h30.