On s’est levés à 10h. On est allés petit-déjeuner à 11h40 au restaurant de l’hôtel « NewShilpashri ». On a pris des toasts avec beurre et confiture et un thé, Nico a pris des œufs bouillis et j’ai pris des œufs brouillés. On en a eu pour 130Rs (2,15€). A 12h30, on a été au marché car on ne l’avait pas encore vu en entier. On a revu notre ami vendeur d’huiles essentielles. On est passés à travers le marché aux fleurs où ils vendaient des kilomètres de colliers de fleurs. Toutes ces couleurs et odeurs, c’était super !
Ce qui était par contre super relou ce sont les vendeurs qui venaient nous accoster et pire même des enfants qui venaient nous inciter à acheter. Ils ne lâchaient jamais l’affaire. C’était vraiment oppressant. A 13h, on a fini le tour et l’on est rentrés à l’hôtel. Nico était très fatigué alors il a dormi pendant près de deux heures. A 16h20, on s’est motivés pour aller à Chamundi Hill. C’est une colline à 1062m d’altitude, au sommet de laquelle se trouve le temple Sri Chamundeswari et où se trouve également la sculpture du taureau de Shiva haut de 5 mètres ! un des plus grand de l’Inde. Un rickshaw nous a conduit en haut de la colline pour 200Rs (3,3€). A 16h40 nous étions en haut de la colline. Le rickshaw est redescendu. Nico n’allait pas très bien. Quand on a rejoint le temple Sri Chamundeswari, il s’est mis à pleuvoir fortement. On s’est abrités. Les singes couraient et sautaient partout, qu’est-ce qu’ils étaient drôles. Quand la pluie s’est calmée on a essayé de comprendre où était le taureau mais on n’a rien compris et comme Nico se tordait de plus en plus dans tous les sens, il a préféré qu’on rentre. On a alors essayé de trouvé un rickshaw mais il n’y en avait aucun alors on est monté dans un bus qui nous a descendu pour 13Rs (0,2€). On est revenus à l’hôtel vers 17h40 et Nico n’a plus bougé de la chambre. Il avait une diarrhée de fou, il chiait de l’eau ! Moi de mon côté j’avais un gros rhume. On s’était échangés nos maladies car Nico avait le rhume jusqu’alors et moi la diarrhée. J’avais encore la coulante, mais ce n’était pas aussi violent que Nico. A 20h, Nico ne pouvait pas sortir manger et moi j’avais faim car nous n’avions mangé qu’un petit-déjeuner et moi une mangue à notre retour de la colline. Alors je suis sortie seule chercher une bouteille d’eau et de quoi manger. Il faisait nuit et je n’étais pas très rassurée. A une boutique en face de l’hôtel il y avait de l’eau mais rien à manger alors je suis allée plus loin mais je n’ai rien trouvé. Je suis revenue à la chambre avec la bouteille d’eau et j’ai mangé un demi ananas qu’on avait acheté au marché.
Mercredi 9 août :
Nico a été malade toute la nuit. Il n’arrêtait pas de chier de l’eau. Alors, à 8h il m’a réveillé, il voulait voir un docteur. J’ai appelé la réception de l’hôtel pour qu’il nous dise où trouver un docteur. Mais je me suis emmêlée dans mes mots et ce que j’ai dit en anglais ne voulait rien dire… Mais finalement l’homme a compris et nous a dit qu’il ne pouvait pas faire venir un docteur, qu’il fallait qu’on se déplace. Finalement, on a pris un rickshaw qui nous a conduit à Chitra’s hôpital, tout près de l’hôtel. Il était 10h quand nous avons pénétré dans l’hôpital privé. Une doctoresse a reçu Nico. Elle lui a donné une liste de médicaments et de seringues et autres instruments médicaux à acheter à la pharmacie de l’hôpital pour qu’il puisse se faire hospitaliser en toute sécurité. Ça lui a coûté 960Rs (16€). Il s’est allongé sur un lit d’hôpital et ils l’ont perfusé. J’étais mal pour lui. Ils lui ont examiné ses selles. Ils lui ont injecté des liquides toute la journée. Nico s’est lié d’amitié avec un infirmier qui était jeune et très gentil, il s’appelait Swami.
En début d’après-midi j’ai été m’acheter un paquet de chips que j’ai grignoté à côté de mon chéri malade. A 17h, on nous a servi un thé, on nous a donné un jus de fruit et des biscuits. On a pu sortir de l’hôpital à 18h. 7h30 d’hôpital, sympa la journée. Nous qui devions aller faire des achats de panjabees (vêtement traditionnel indien) et de châles puis prendre le train direction Hassan à 20h40, c’était foutu. A la sortie de l’hôpital c’est moi qui est pris le relais et qui ne me sentait pas bien. J’ai refusé qu’on prenne le train ce soir-là parce que Nico n’était pas en grande forme et que moi je commençais à aller mal et comme la ville où nous voulions aller n’était sûrement pas dotée d’un hôpital valait mieux rester dans une grande ville sûre niveau soin. On est donc resté plus longtemps à Mysore. On est rentrés à la chambre d’hôtel en rickshaw. Je me suis allongée sur le lit et je n’ai plus bougé. Nico, lui, allait mieux et il est allé acheter du pain de mie avec de la confiture pour notre repas, comme nous l’avait conseillé le docteur. On s’est fait un pique-nique sur le lit avec le pain de mie et la confiture. Après cette journée forte en émotion et ces nombreuses diarrhées à répétitions pour l’un comme pour l’autre, nous avions le moral au plus bas et nous ne rêvions que d’une chose : rentrer en France le plus vite possible. On voulait y manger de la bonne et saine nourriture française. Comme il ne nous restait que deux semaines à tenir, on a décidé qu’on arrêtait avec les temples et qu’on allait reprendre des forces au bord de la mer sur les plages de Goa et qu’on mangerait dans des restaurants occidentaux, finie la nourriture indienne.
Jeudi 10 août :
A partir de 4h, Nico a eu de grosses douleurs en bas du ventre, dans les intestins, il chiait encore de l’eau et il a vomi trois fois. A 9h, je me suis réveillée car j’entendais que mon chéri allait très mal. Il voulait retourner à l’hôpital. A 9h30, on était à l’hôpital. Moi je pétais la forme. Les infirmiers l’ont remis sur un des lits de la grande pièce, la pièce était vide. Ils l’ont perfusé de nouveau et lui ont analysé ses selles. Résultat : infection intestinale, il devait rester jusqu’au lendemain matin à l’hôpital… Super… Donc voilà, rebelotte une journée à m’ennuyer comme un rat mort à l’hosto. Ayant prévu cette éventualité avant de partir à l’hôpital, j’avais emmené avec moi le pain de mie et la confiture. Mais quand je me mettais à manger j’avais direct la nausée. A 14h, on nous a servi un thali que j’ai dévoré tellement j’étais affamée alors que je n’en suis pas friande, mais après j’ai eu la nausée de nouveau. Nico n’a pas trop mangé mais la nourriture est bien passé. Il n’avait plus la diarrhée, tout allait mieux ! A 16h, Nicolas avait beaucoup moins mal au ventre, on lui a retiré sa perfusion mais on la lui a remise un peu plus tard. Je suis sortie de l’hôpital chercher un téléphone public pour appeler mes parents, puis dans la foulée j’ai appelé mes grands-parents et une copine. Ça m’a fait grave plaisir de les avoir au téléphone après tous ces coups au moral. Ensuite, on s’est fait royalement chier. On nous avait changé de pièce et on se retrouvait dans une toute petite pièce, seul au monde. Plus personne ne venait nous voir et les infirmières qui venaient ne parlaient pas anglais et la seule chose qu’elle réussissait c’était de défoncer la veine du bras droit de Nico en lui administrant les piqûres dans la seringue de la perfusion. Vers 20h, on attendait qu’on nous apporte à manger mais non, on était vraiment seul au monde. J’ai voulu aller chercher à manger à l’extérieur mais la porte de l’hôpital était fermée à clef, je ne pouvais même pas aller acheter de l’eau. A 22h, on était bien énervé avec Nicolas, alors je suis montée à l’étage demander à manger et on nous a servi un thali avec idly, c’était pas terrible mais c’était mieux que rien. Puis je me suis endormie direct sur le lit d’hôpital voisin à celui de Nico. Nico qui allait pourtant mieux ne s’est endormi qu’à minuit passé et a très mal dormi.
Vendredi 11 août :
On s’est réveillés à 9h dans la chambre d’hôpital. On a passé toute la matinée à se faire chier dans la pièce et à criser car ils ne laissaient jamais partir Nico alors qu’il pétait la forme. Ils n’arrêtaient pas de lui rajouter des bouteilles pour sa perfusion. J’avais peur que son sang ne déborde à force avec tout cet ajout de flotte. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à la veine où était enfoncée la seringue de la perfusion, elle a débordé ! Ils ont alors piqué l’autre bras. Au final, on a été libéré à 13h30 !!! Nico était un peu triste de laisser son ami l’infirmier Swami avec qui il a longuement discuté en anglais pendant ces deux jours et demi. En tout cas, ça nous est revenu cher cette histoire d’hôpital, enfin Nico allait être remboursé entièrement par sa mutuelle. Il y en a eu pour 6700Rs (111€) de ce séjour à l’hôpital. Au moins ça nous aura fait découvrir les hôpitaux indiens.
On est retournés à l’hôtel prendre une douche. Et là, Nico a eu la mauvaise idée de se regarder dans une glace de plain-pied et il s’est fait super peur en voyant à quel point il avait maigri. Il avait perdu beaucoup de muscles. On est allés au restaurant de l’hôtel « Parklane » pour manger car ça faisait trop longtemps qu’on n’avait pas eu un vrai bon repas. J’ai pris un porc à la sauce aigre douce qui était toujours aussi délicieux, j’ai tout dévoré. J’ai pris un fruit punch également qui était toujours aussi splendide. Nico qui stressait depuis qu’il s’était aperçu qu’il avait beaucoup maigri et que ses muscles avaient fondu, a pris une chicken steak plate (steak de poulet) et un fruit punch et comme il avait du mal à tout finir il était super inquiet. Ça m’a énervé qu’il s’inquiète comme ça alors qu’il venait de sortir d’hôpital et qu’il n’avait pas manger un vrai repas depuis trois jours et donc c’était normal qu’il ait du mal à manger normalement, il fallait que son corps se réadapte. De retour à l’hôtel, Nico toujours aussi inquiet voulait rentrer en France. A force, je me suis mise dans le même état d’esprit. A 17h30, on est allés au « Mysore Hotel Complex » pour faire des achats. On a acheté des châles et un panjabee pour homme pour Nico.
Vers 20h, on a été sur internet pour rassurer tout le monde qu’on allait bien. Puis, on a été au restaurant. Nico a pris de l’agneau et moi des spaghettis napolitain mais je n’ai pas beaucoup mangé car j’avais la nausée. On en a eu pour 340Rs (5,6€). A 21h30, on était de retour à l’hôtel.
Samedi 12 août :
9h30, dernier réveil à Mysore. On a payé la chambre et on a quitté l’hôtel « Dasaprakash ». On a pris le petit-déjeuner vers 11h sur la terrasse de l’hôtel « New Shilpashri ». On a pris un gros petit-déjeuner car on allait prendre le bus pendant 7 heures selon le « Lonely Planet ». Donc toasts avec beurre et confiture, omelette et thé avec du lait. On a demandé au cuisinier du restaurant qu’il nous prépare deux chicken fried rice (poulet avec du riz frit) à emporter pour notre repas de midi qu’on mangerait dans le bus. On était bien décidés à ne plus sauter aucun repas, comme on l’avait fait jusque là. Un rickshaw nous a amené jusqu’à la station de bus. Il était 11h30 quand on est arrivés à la station de bus. On a cherché le bus qui allait à Mangalore mais il y avait tellement de bus et les destinations des bus n’étaient pas toujours en anglais. Incapables de trouver le bon bus, on a demandé à des gens de nous aider, mais le premier nous a dit que c’était le bus de la voie 3, à la voie 3 on nous a dit que c’était le bus de la voie 5, à la voie 5 on nous a renvoyé à la voie 3… On a fini par trouver le bus semi-deluxe (c’est le nom des bus chers) à 324Rs pour tous les deux (5,4€), avec sièges ultra confortables, vitres fermées ouvrables, et bus très peu bruyant, trop bien ! A 11h55, le bus a démarré. On n’était pas nombreux dans le bus pour une fois. Nico n’allait pas bien quand on a démarré, il avait des nausées, alors je lui ai gentiment cédé ma place à côté de la fenêtre et il a pu aisément respirer le bon air frais extérieur et il s’est très vite senti mieux. Après les nausées de Nico, ce fut à mon tour d’en avoir, mais elle se sont dissipés un peu plus tard. Quand l’appétit nous est venu, on a mangé à l’indienne c’est-à-dire avec les doigts le chicken fried rice concocté par le restaurant de l’hôtel « New Shilpashri ». J’ai bien aimé manger avec les doigts. Le bus a fait une pause pendant 15 minutes et j’en ai profité pour aller faire pipi. Il y avait des toilettes à la turque là où le bus s’était arrêté. La porte des toilettes tenait à l’aide d’un fil qui ne fermait pas en entier, heureusement personne n’est passé par là à ce moment-là. J’ai senti une goutte me tomber dessus alors que j’étais accroupie. Quand je me suis relevée je regarde vers le plafond et c’est là que je vois une toile d’araignée énorme entralacée dans d’autres toiles d’araignées avec une quantités impressionnantes d’insectes : AHHHHHHH !!! Quand je suis sortie des toilettes j’avais tellement peur que des insectes me soient tombés dessus que je me secouais dans tous les sens complètement hystérique. Et le pire c’est qu’il a fallu que je paie 2Rs pour des chiottes aussi affreuses, trop abusé.