Il a plu toute la nuit. Alors, quand le réveil du téléphone portable a sonné à 6h du matin, on s’est rendormis. Nico avait en effet la flemme d’aller faire le trek depuis la veille et, de mon côté je me suis dit qu’on n’allait pas aller faire un trek sous la pluie, avec les sangsues qui sont nombreuses dans les endroits humides et encore plus quand il pleut, et qui seraient venues nous sucer le sang. A 9h30, on s’est levés. La pluie avait un peu cessé. Le gérant de l’hôtel est venu nous dire que le chauffeur de rickshaw nous attendait depuis 6h30 du matin… Nico était très mal à l’aise qu’on ait posé un lapin au chauffeur. Alors, on s’est mis à sa recherche, mais on ne l’a pas retrouvé. On a été prendre le petit-déjeuner au « Jungle Inn » avec toast au beurre et confiture. J’étais emmitouflée dans mon pull car il faisait assez froid et la pluie tombait dehors. L’averse avait cessé quand on est sortis du restaurant. On a décidé de faire une petite balade à dos d’éléphant. On a déboursé 250Rs chacun (4,1€) pour faire cette promenade qui me tenait à cœur. On a fait la connaissance de Maria, l’éléphante âgée de 25 ans. J’étais impressionnée de voir un éléphant de si près et de pouvoir toucher sa peau dure et craquelée recouvert de longs poils drus.
Je suis montée la première dessus à l’aide d’une échelle. Le dos de l’éléphante était recouvert d’une couverture et d’une selle pour bien tenir dessus. Nico s’est mis derrière moi. C’était impressionnant comment on était haut ! On avait une toute autre vue de la haut, extraordinaire.
Le maître de Maria la guida durant notre balade. On a d’abord été sur la route, puis l’éléphante a pris un petit chemin qui bordait des maisons et on a rejoint un espace vert avec des vaches. On passait à peine sous les lignes électriques, tellement on était haut. Maria marchait très très lentement. La promenade a duré une demi-heure, mais on a parcouru une très courte distance. Je ne savais pas que les éléphants marchaient si lentement. Ce fut une super expérience ! Je voulais trop remonter sur un éléphant plus tard durant notre séjour en Inde. La seule chose qu’on n’a pas appréciée avec Nico, c’est que pour la faire obéir, le maître de Maria lui donnait des coups avec une pique pointue. Le maître de Maria a pris quelques photos avec l’appareil photo de Nicolas. Oui, les éléphants sont vraiment roses, je me tue à vous le répéter !
A notre retour de balade, on est descendu de l’éléphante de la même manière qu’on était montés, par l’échelle. Deux touristes se sont arrêtés et nous ont demandé nos impressions. Ces deux touristes on les a recroisés une heure plus tard au restaurant. On a ensuite été jusqu’à la station de bus pour connaître les horaires du bus pour Allepey (notre prochaine étape) ce qui nous a permis de visiter la ville. En revenant, on a croisé le chauffeur de rickshaw qui ne nous en voulait pas de lui avoir posé un lapin et il nous a proposé d’aller visiter des plantations d’épice et de thé pour 500Rs (8,3€), ce qui était le prix marqué dans le Lonely Planet pour une telle visite. On a accepté et l’on s’est donné rendez-vous pour 14h. On est allés manger au « French Restaurant » et l’on y a retrouvé les deux touristes qu’on avait rencontré une heure plus tôt. La femme venait du Pérou et l’homme de Pologne, ils faisaient le voyage ensemble sans se connaître avant. Ils nous ont raconté qu’ils n’avaient pas encore fait la visite de la réserve parce qu’ils avaient passé la journée de mercredi à l’hôpital, l’homme était tombé malade. A 14h, on a rejoint le chauffeur de rickshaw. Il nous a emmené à une plantation d’épice. Comme il pleuvait, il m’a gentiment prêté son parapluie, Nico, lui avait le sien. C’était une plantation dans un grand jardin, il y avait de tout. Une indienne nous a présenté les différentes épices du jardin en anglais en nous faisant faire le tour du jardin sous la pluie. Je ne comprenais pas grand chose, je n’étais pas contente de mes lacunes en anglais, parce que c’était très intéressant, mais j’aurais aimé pouvoir mieux comprendre et poser des questions pour plus d’information. Mais non, je resterai inculte. A la fin de la visite, on a donné 100Rs (1,6€) à la dame. On a continué la visite à bord du rickshaw. Le chauffeur nous a conduit à une fabrique de thé. Sur la route, on a vu des plantations de thé, c’était splendide ! Tout vert. Ça faisait des vallons gigantesques de thé ! Vraiment sublime comme paysage !
A la fabrique de thé, on a suivi les différentes étapes de la fabrication du thé qui sert de boisson du ramassage des feuilles de thé jusqu’à l’obtention des boulettes de feuilles de thé séché que l’on trouve dans les sachets de thé. Cette fabrique était entourée de plantations de thé, toutes vertes, toujours aussi jolies. Les plantations qui forment comme des massifs sont taillées sur le dessus, ce qui leur donne toujours cet aspect de massif rectiligne, bien taillé. Les feuilles coupées sont récoltées par les cueilleurs. Les feuilles qui sont prises sur le dessus du massif sont les meilleures. Ces feuilles sont ensuite séchées. Pour cela, nous sommes entrés dans la fabrique. Des gigantesques machines rectangulaires à l’entrée de la fabrique séchaient les feuilles de thé étalées en une fine couche sur une grille. Les feuilles sont ensuite transportées dans différentes autres machines qui s’occupent de broyer les feuilles pour les réduire en petits morceaux. Au final, passant de machine en machine, les feuilles ne ressemblent plus qu’à des miettes et ces miettes sont disposées sur une grille très fine et suivant la grosseur de la miette elles tombent dans des sacs différents. Les boulettes les plus grosses sont utilisées pour les thés des occidentaux, alors que les boulettes les plus fines sont utilisées pour les thés indiens, les meilleurs, appelés « chai » (que l’on prononce « tchaé »). Le chauffeur nous a ensuite amené à Munnar. Il voulait nous faire voir une vue superbe. Arrivés sur place, on était en haut d’une montagne. Munnar étant dans le Kerala, à la frontière avec le Tamil Nadu, on avait devant nous le Tamil Nadu qui s’étendait. C’était splendide ! C’est là que s’est finie notre balade. Le chauffeur nous a ramené. La route entre Munnar et Kumily était vraiment pourrie, et y rouler dessus était vraiment atroce pour nos fesses et notre dos. Arrivés à Kumily, le chauffeur nous a proposé d’aller voir le spectacle de Kathakali, spectacle traditionnel du Kerala. La représentation étant à 19h, nous avons réservé nos places à 125Rs (2€) la place. Le chauffeur nous a raccompagné jusqu’à notre cabane. Il voulait même nous amener à la représentation mais comme ce n’était pas loin, on a préféré y aller à pied. J’ai jamais vu un chauffeur de rickshaw aussi gentil que lui. A aucun moment il n’a abusé de nous, naïfs touristes. Alors que d’ordinaire, les chauffeurs profitent toujours des touristes et leur font payer des prix exorbitants pour leur soutirer de l’argent. Il a été très correct. Il voulait qu’on découvre les richesses de sa région. A 18h30, on est arrivés à pied à la salle de spectacle. Les danseurs étaient sur la scène en train de se maquiller et de revêtir leur costume devant les spectateurs. La préparation fait partie du spectacle. C’est vraiment tout un art de se préparer. Le maquillage est très coloré. Les costumes sont très exubérants. Pour faire bouffer les jupes, ils mettent des sacs plastiques en dessous de façon très réfléchie.
A 19h, le spectacle a commencé. Sur la scène, 3 musiciens et 3 danseurs. Le Kathakali est une danse traditionnelle du Kerala très théâtrale racontant une histoire tirée des épopées hindoues qui met en scène des dieux, des démons, des guerriers ou des rois. Le jeu des acteurs est marqué par les expressions du visage, les regards et les positions des mains. C’est très spécial comme spectacle. Le spectacle a duré une heure.
A 20h, on est allés manger au restaurant du « Coffee Inn » à quelques pas de notre cabane. On a pris des pâtes puis un pancake banane pour Nico et un au chocolat pour moi. Au lieu de poser des morceaux de banane sur le pancake ou d’étaler du chocolat sur le pancake, les cuisiniers avaient mélangé les bananes à la pâte du pancake de Nico et avaient mélangé du chocolat à la pâte de mon pancake et avaient étalé du chocolat sur le pancake cuit. Ça faisait comme un gâteau, c’était trop bon ! Mais qu’est-ce qu’ils ont été lanterne pour nous servir ! On est resté bien deux heures au resto ! Après cette longue journée bien riche, on a fait un gros dodo dans notre cabane perchée.
Merci de vous renseigner sur les pratiques pour" briser" les éléphants consistant à les rendre docile pour satisfaire les touristes ! Taper sur votre moteur de recherche "phajaan" et vous rendre compte de l'atrocité de cette pratique. il faut sensibiliser les gens : Non un éléphant n'est pas heureux de vous portez vous et une nacelle sur leur dos; il n'est pas heureux d'être détenu enchaîné dans un minuscule enclos etc etc... <br />
Dès lors que vous voyez des nacelles; des petits enclos ; des chaînes ; si le cornac utilise un crochet ou un bâton en faisant croire que ça ne lui fait pas mal : <br />
C'est absolument faux.<br />
Il faut en finir avec cette activitee et sensibilisé les prochains touristes c'est le rôle des blogueurs comme vous. <br />
Merci à vous