Dimanche 18 juin :
Le matin, Nico est parti à pied jusqu’à la gare Victoria, appelé maintenant Chhatrapati Shivaji Terminus. Il est allé chercher les billets de train pour Margao à Goa. Il a été un ange d’y aller seul, à pied, alors que ce n’était pas à côté, tout ça pour que je finisse ma nuit. Et en plus, il m’a ramené des fruits pour le petit-déjeuner : un vrai Amour mon Amour !
Pour le déjeuner, on a été manger au « Leopold Café ». Nico a pris un plat chinois un chicken manchurian (des morceaux de poulet badigeonnés de farine et de gingembre frits et présentés dans une sauce au gingembre et au soja), et j’ai pris des crevettes au curry mais c’était trop épicé pour moi. J’ai eu peur que tous les plats indiens soient aussi épicés et que je ne puisse pas manger… En fait, les plats ont été fortement épicés que très peu de fois durant notre parcours.
On est revenus à l’hôtel au frais. C’est insupportable la chaleur de cette ville.
Pour le goûter, on a voulu prendre des milk-shakes au « Mac Do » et comme toujours en sortant de l’hôtel, les chauffeurs de taxi se jetaient sur nous pour nous proposer un taxi et Nico en a profité pour en réserver un pour le lendemain 6h pour qu’il nous emmène à la gare. Ensuite, sous les arcades devant les étalages, les « Hello Madam ! » fusant de toutes parts étaient incessants, sans compter les vendeurs qui tournaient dans toute la ville et voulaient nous vendre des ballons énormes de chez énormes que tu sais même pas à quoi ça peut servir, parce qu’ils étaient en plus très moches. Les vendeurs de ballons ou ceux qui voulaient nous vendre des petits bidules qui servent à rien, disaient « hundred roupies » (100Rs soit 1,5€), puis comme on disait non pour les écarter de notre passage ils descendaient les prix très rapidement passant à « fifty roupies » (50 Rs soit 0,8€), puis « twenty roupies » (20 Rs), puis « ten roupies » (10 Rs), bref ils nous l’auraient presque refilé gratos leur truc.
Après notre milk-shake au « Mac Do » trop climatisé, on s’est promenés dans Bombay. On a été dans la partie que je ne connaissais pas encore, mais on restait toujours dans le sud de Bombay. Pour traverser ce n’était pas toujours évident, il y avait beaucoup de circulation et surtout des taxis.
En repartant, Nico me tenait la main, mais ce n’est pas cela qui a empêché des gars de m’accoster de loin. Il faut dire que les jeunes indiens sortent avec plusieurs filles en même temps…
On est entrés dans un magasin genre les Galeries Lafayette avec les mêmes objets qui servent à rien de chez Midica. On est sortis du magasin, il devait être 19h, il commençait déjà à faire nuit.
On avait repéré dans notre guide touristique le Lonely Planet qu’il y avait un resto sympa qui faisait des kebabs à emporter. On a finalement trouvé le « Bademiya », une cuisine en plein air dans une rue qui fait des kebabs que l’on peut manger sur une terrasse en face ou que l’on peut emporter. Il s'agissait plus de tacos mexicains que de kebabs orientaux : un mélange de viande épicée enroulé dans une galette de blé (roti). On a regardé la confection des rotis pour le kebab. Le roti appelé également chapati est le pain indien. Préparé à base de farine de blé complet, ce pain sans levain est cuit sur une plaque légèrement concave appelée tawa qui donne un aspect de galette très fine au roti. Les cuisiniers du Bademiya prenaient une boule de pâte, la tiraient en un rond très très fin de façon très agile et la jetaient sur une pierre chauffante bombée. Il faisait une chaleur étouffante là. Pour le kebab, ils garnissaient le roti avec une pâte de viande épicée.
On est rentrés à notre chambre déguster notre kebab, très épicé mais succulent !