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  • : Voyage en Inde du Sud - été 2006
  • : Récit du voyage en Inde du Sud de Nicolas et Aurélia de mi-juin à fin août 2006
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 16:06
Lundi 28 août :

    On s’est levés à 9h, on n’a pas très bien dormi cette nuit-là stressés par l’idée de rentrer en France. On a fait nos sacs. On a laissé la chambre dans un sale état : le lit complètement défait, les serviettes de toilette de l’hôtel sur le lit, le parapluie qui avait rendu l’âme sur la commode, un cafard mort sous un verre retourné… On est allés à la réception payer les trois dernières nuits : 4650Rs (77,5€) et là un homme attrape les clefs pour aller montrer la chambre à un couple de touriste… ils allaient avoir une bonne impression… petit et crade… Déjà que propre ça ne nous avait pas trop réjoui la première fois qu’on avait vu la chambre alors je ne sais pas si le couple de touriste est parti en courant en voyant la chambre…
    Le gérant de l’hôtel a appelé un taxi pour qu’il nous amène à l’aéroport. Le taxi serait là à 13h30.
A midi on a été au « Churchill Café » manger un bon hamburger au steak !
    A 13h30, on était de retour à l’hôtel où le taxi nous attendait. Notre avion décollait cette nuit-là à 1h20 du matin, je me demandais pourquoi on devait partir si tôt à l’aéroport. J’ai compris que mieux on y serait tôt moins on stresserait de rater l’avion. On a roulé, roulé, ça me paraissait encore plus loin que lorsque j’étais arrivée en juin et qu’on avait fait le chemin inverse. Mais il y avait des bouchons à cette heure-là. Quand le taxi était arrêté dans la circulation, les mendiants venaient réclamer des roupies à nos fenêtres. Le taxi a rejoint l’aéroport à 15h40 après plus de deux heures de trajet ! C’est de la folie !
    On s’est assis dans l’aéroport et on a attendu que le temps passe. Bref, on s’est trop fait chier. J’étais super fatiguée en plus, je n’avais qu’une envie : dormir. Mais les sièges n’étaient pas prévus pour dormir. On a été sur internet pendant une petite heure, même si ça coûtait très cher, mais au moins ça nous a fait passer le temps. On a mangé des petits biscuits. On a joué au Uno. On a lu.
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    A 22h, on a passé la sécurité pour les bagages. Ils ont mis un ruban en plastique tout autour pour prouver qu’il avait été vérifié.
    Puis on a été à l’enregistrement. Un homme nous a demandé si on ne voulait pas aller dans un avion Air France car il y avait de la place, mais nous on n’a pas voulu lâcher Swiss Air par sécurité. A 22h30, on s’est fait enregistrer. L’hôtesse nous a demandé en anglais quelque chose à propos de nos bagages à main qu’on gardait avec nous. J’ai compris qu’elle nous demandait si on avait des médicaments ou des produits liquides dans nos sacs. J’ai pensé qu’il fallait que je prenne les ordonnances que j’avais laissé dans mon gros sac pour prouver que les médicaments que je gardais sur moi m’étaient bien prescrits pour ne pas avoir d’ennui avec la douane, mais Nico ne m’a pas laissé reprendre mes ordonnances, alors que j’avais raison…
    A 23h, on arrive à la douane et là ce fut super strict. On nous a pris notre bouteille d’eau car il ne fallait pas de liquide à bord. Nico s’est fait fouiller à gauche par un homme et moi à droite par une femme. La femme qui était juste devant moi se faisait tout confisquer ce qu’elle avait dans son sac : adieu déodorant, parfum, rouge à lèvres… ça remplissait un bac ! Après qu’on m’ait fouillé, on a fouillé mon sac. Ils ont jeté mon stick à lèvres et mes médicaments car je n’avais pas l’ordonnance avec… merci Nico… Alors ça m’a énervé. De son côté, Nico s’est fait fouiller son sac à dos. Ils ont allumé son appareil photo pour voir si c’était un vrai et non pas un faux contenant je ne sais quel explosif. On s’est assis et on a attendu l’embarquement.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:42
Samedi 26 août :

    On s’est levés à 9h30. Nico a, comme la veille, appelé la réception pour qu’on nous amène notre petit-déjeuner. On a pris notre petit-déjeuner composé d’une grande théière de thé et de toasts avec beurre et confiture, au lit.
    A midi, on a été au Mac Do.
    Ensuite, on a été dans un magasin, le « Central Cottage Industries Emporium » pour acheter quelques cadeaux à ramener en France. Il y avait plein de choses, des sculptures en bronze, en bois, des objets en bois, des tissus, des souvenirs, des jouets, des vêtements, etc.
    A 15h30, on est retournés à l’hôtel pour ranger nos cadeaux fraîchement achetés. Ensuite, on est repartis faire les boutiques à la recherche d’un panjabee (vêtement traditionnel indien pour femme) pour moi, en vain…
    Le soir, on a été dans un restaurant chinois qui se trouvait sous les arcades. On espérait manger des nems. Il n’y en avait pas… Et en plus les plats étaient assez chers… Finalement, j’ai opté pour un plat qui contenait des steaks hachés. Ce n’était pas mauvais, mais bon ça ne faisait pas trop chinois… On en a eu pour 650Rs (10,8€)…


Dimanche 27 août :

    On s’est levés à 9h. On est restés à la chambre toute la matinée.
    A 13h, on a été mangé au « Churchill Café ». On a pris des hamburgers super bons. J’en ai pris un avec du steak, trop bon !!!
    De 14h à 16h, on a fait les magasins à la recherche d’un panjabee et de cadeaux. Après de nombreuses hésitations, j’ai finalement réussi à trouver un panjabee de couleur orange qui me plaisait bien pour 1650Rs (27,5€). C’était vraiment rigolo, car les vendeurs déballaient tous les panjabees devant moi alors qu’ils étaient bien pliés pour que je puisse plus facilement faire mon choix. Les vendeurs sont vraiment au service du client pour vendre leurs marchandises.
    Durant l’après-midi, on a assisté au défilé des hindous célébrant la fête de Ganesh, le dieu éléphant. Je vous cite le guide du Routard pour vous définir la fête de Ganesh :
    « Pendant dix jours, les hindous préparent la fête chez eux : leur maison doit être propre et purifiée, en particulier à l’endroit où l’on posera la statuette de Ganesh. Ceux qui participeront activement au défilé qui a lieu le dixième jour marquant la fin et l’apogée de la fête de Ganesh, préparent aussi leurs costumes. De nombreuses cérémonies religieuses sont également célébrées pendant cette période. C’est le dixième jour que la fête culmine. Les rues des principales villes indiennes et en particulier dans l’Etat du Maharastra dont Bombay est la capitale, deviennent le temps d’une journée le théâtre d’une liesse populaire indescriptible. C’est enfin le grand jour, celui du défilé des idoles... D’immenses effigies du dieu Ganesh sont déposées sur des chars qui seront tirés par les dévots pendant des kilomètres. Des danseurs et danseuses précèdent les chars. Des millions de personnes assistent chaque année à ces défilés, et c’est vrai que le spectacle est saisissant, même pour celui qui n’est pas religieusement investi. C’est d’abord un dédale de couleurs, de senteurs d’encens précieux et de rythmes sacrés. Les percussionnistes qui accompagnent le cortège font résonner leurs tambours, dans une sorte de transe joyeuse, oubliant presque la fatigue due à la marche et au poids de leurs instruments. Les gigantesques statues de Ganesh sont magnifiquement parées de fleurs et de guirlandes.
    Le défilé de Bombay se dirige vers la mer d’Arabie. C’est à Chowpatty Beach, à Bombay, que le spectacle est le plus fou. Les effigies de Ganesh doivent être immergées dans l’eau à la fin de la fête. Étant constituées de matières fragiles et friables, comme le plâtre ou l’argile, elles se dissolvent dans l’eau lorsqu’on les y plonge... Elles redeviennent les éléments naturels à partir desquels on les avait façonnées... Le symbole est presque aussi beau que la cérémonie elle-même. Pour accompagner le retour des idoles à leur forme originelle, les fidèles récitent le mantra de Ganesh, « Ganapathi bappa Moraya, Purchya varshi laukariya », qui demande au dieu bien-aimé de revenir sans faute l’année suivante. La promesse de Ganesh prononcée par lui à travers la bouche et les prières des croyants... ».
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    On est rentrés à la chambre juste après l’achat du panjabee, mais Nico était énervé parce que je l’avais fait beaucoup marché et que j’avais fait ma difficile.
    Après s’être un peu reposés et après que les esprits se soient apaisés, on a été au marché acheter des piments et du chai (le thé indien). Nico voulait ramener des petits piments verts. Il en a eu une bonne poignée pour 5Rs (0,08€). On a également acheté un sachet de chai chacun parce qu’il est vraiment délicieux.
    On est ensuite allé mangé un sandwich au « Leopold Café ».
    On a passé notre dernière nuit en Inde.
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 15:13
Vendredi 25 août :

    On s’est réveillés à 9h. J’avais pas envie de me lever, j’avais envie de faire ma grosse feignasse. Nico a téléphoné à l’accueil pour qu’ils nous apportent le petit-dej car on avait appris la veille que le petit-déj était compris dans la note, ce qu’on ne savait pas en juin. Nico a dit seulement deux mots au téléphone et quelques minutes après un homme nous a apporté un plateau. On a pris notre petit-déjeuner sur le lit dans nos cocons (nos duvets très légers en coton comme un drap). Il y avait une théière de thé, des toasts, du beurre et de la confiture. Quel plaisir de prendre le petit-dej au lit comme des princes !
    A 11h30, on est enfin sortis de la chambre après que je me sois décidée à me doucher. A 12h15, on a été chez i-way, un cyber café. On a cherché sur internet comment se rendre à l’agence de Swiss Air cet après-midi-là.
    Vers 13h, on a été au Mac Donald’s. On a pu regoûter aux fameux milk-shakes, mais après les délicieux milk-shakes qu’on avait bu durant notre séjour en Inde du Sud, les milk-shakes de chez Mac Do ne paraissaient plus extraordinaires. On a pris des spécialités du Mac Do indien, des sortes de chaussons avec des légumes, du fromage et du poulet à l’intérieur, c’était pas tip top, mais bon ça se mangeait. On en a eu pour 348Rs (5,8€). A une table devant nous, il y avait trois garçons d’une dizaine d’années avec leur père, et les trois garçons étaient très bien portant, c’est la première fois que je voyais des garçons obèses en Inde.
    On a essayé de rejoindre l’agence de Swiss Air. Comme on ne savait que très approximativement où elle se trouvait, on a bien galéré pour la trouver. On a traversé des routes où roulaient énormément de voitures, bus et taxi, on a croisé des centaines d’indiens, on est passés par des rues qui puaient la mort, on est passé à côté de travailleurs qui étaient en pause déjeuner à remplir leur gamelle chez un restaurateur au bord de la route, on a vu des indiennes qui pour gagner trois roupies triaient les ordures, on a vu un hibou qui se faisait attaquer par des corbeaux au sommet d’un immeuble sous le regard des badauds tels que nous qui s’étaient arrêtés en bas de l’immeuble pour profiter du spectacle… Et finalement on a vu l’enseigne de Swiss Air sur la façade d’un immeuble. On est montés. On a confirmé notre vol retour et on est redescendus. Tout ça pour ça…
    A 14h, notre mission était accomplie. On pouvait désormais profiter de Bombay.
    On s’est promenés dans les rues de Bombay, mais il pleuvait un peu… Le sol était mouillé et les trottoirs qui avaient été intelligemment fait en carrelage étaient ultra glissants surtout quand on porte des tongs… Je ne vous raconte pas la galère pour marcher en tongs sans glisser sur les carrelages tout en essayant de marcher vite pour ne pas se tremper… On est entrés dans une librairie. On a acheté un livre chacun en anglais. On a voulu rentrer à l’hôtel car la pluie ce n’est pas le top. Comme il pleuvait par averse, on est sortis de la librairie à un moment où il ne pleuvait plus. Le sol était trempé et on a été obligé de marcher dans des immenses flaques pour traverser la route, on avait alors les pieds tout mouillés… Et puis, on a vu quelque chose de très étonnant. N’en croyant pas nos yeux au premier regard on a retourné la tête vers l’homme. En effet, un indien se promenait tout nu dans la rue… Et quand je dis tout nu, c’est entièrement nu… Les autres passants n’avaient pas l’air d’être choqués… Oui, c’est totalement normal… Avec Nico ça nous a bien fait rigoler. On n’a ri que peu car la pluie s’est remise à tomber.
    A 15h30, on était dans la chambre au sec. On a pris une bonne douche chaude pour se remettre de nos émotions. Comme il n’a pas cessé de pleuvoir, on est restés à la chambre toute la fin d’après-midi.
    A 20h, on est sortis pour aller manger au « Leopold Café ». On a pris un petit sandwich au poulet et au fromage chacun avec des naans, Nico a pris une salade de fruit et j’ai pris une glace à la mangue. On en a eu pour 330Rs (5,5€). Tout est beaucoup plus cher à Bombay que dans les autres villes de l’Inde du Sud.
    A 21h, on était de retour à l’hôtel.
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 14:40
Jeudi 24 août (suite) :

    On est arrivés à Bombay à 22h45. On a pris un rickshaw pour 300Rs (5€). Et à 23h20, on était de retour au « Bentley’s hotel ».
    On a payé la première nuit pour 1160Rs (19,3€). C’est vraiment plus cher les chambres d’hôtel à Bombay que dans les autres villes de l’Inde du Sud. C’est pour ça qu’on a essayé de ne pas rester longtemps à Bombay à chaque fois. Avant de choisir le « Bentley’s hotel » en juin, Nico avait visité d’autres hôtels un peu moins chers mais beaucoup plus sordides. Le « Bentley’hotel » avait un bon rapport qualité/prix.
    L’hôtel était quasi plein. Heureusement que l’on avait appelé deux jours avant pour réserver ! On a appris alors que l’hôtel comportait deux bâtiments : le bâtiment principal où était l’accueil des clients et où on avait eu notre chambre en juin, et un bâtiment annexe à deux pas de là, mais moins beau. On nous a amené à notre nouvelle chambre dans le bâtiment annexe. La chambre était toute petite par rapport à celle que on avait eu pour le même prix en juin. Enfin, on avait un lit double, une douche, un W-C et une télé, on était content. Plus tard, on a trouvé un énorme cafard dans la chambre, je trouve ça vraiment horrible les cafards. Nico l’a emprisonné sous un verre. Il est mort quelques temps plus tard… Bien fait !
    Après avoir posés nos gros sacs dans la chambre, on est sortis chercher quelque chose à manger. A 23h40, on s’est retrouvés au « Leopold’s Café » que l’on avait côtoyé en juin. Ça me faisait vraiment bizarre de me retrouver au point de départ de mon voyage en Inde en sachant que c’était la fin de ces deux mois et demis. On a pris deux sandwichs au poulet et au fromage que l’on a mangé dans le restaurant bruyant. Il y avait une boîte de nuit accolée au restaurant, séparé par une porte gardée par un vigile. A une grande table derrière nous, il y avait une bande de jeunes. Ces jeunes indiens ressemblaient à des jeunes occidentaux dans la façon de s’habiller, de parler, de fumer et de boire.
    Pour arriver au « Leopold’s Café » et pour en repartir, on est passés sous les arcades où se tenaient la journée les étalages de marchandises tenus par les vendeurs. A cette heure-ci les étalages étaient fermé à clefs et les vendeurs dormaient à côté sur des cartons dépliés. Après notre pause paradis à Palolem, c’était grand retour à la réalité indienne. Ça fait vraiment mal au cœur de voir ces gens avec enfants dormir à même le sol de la rue, heureusement qu’il ne fait pas froid à Bombay. Quelques jours avant, il y avait eu une grande mousson qui avait inondé Bombay, il y avait des mètres d’eau dans les rues. Des hommes dormant comme ça dans la rue étaient morts noyés… C’est vraiment triste.
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 20:21
Lundi 19 juin :

    5h30, on se lève, on quitte Bombay aujourd’hui.
    A 6h, on se dirige vers le taxi que nous avions réservé la veille. Le chauffeur dormait dans son taxi, il avait passé la nuit là avec les autres chauffeurs de taxi toujours au poste devant l’hôtel. Il nous conduit à la gare pour 50Rs (soit 0,8€).
    En sortant du taxi, un indien habillé en rouge vient me parler, mais je ne comprends rien et finalement je comprends qu’il veut prendre mon gros sac, je dis que je ne veux pas qu’il me le prenne, je suis assez costaud quand même. A ce moment-là, Nico me demande ce que je raconte et le temps que je lui explique, l’homme en rouge avait déjà pris d’office mon sac et l’avait mis sur sa tête. En même temps, un autre homme en rouge avait accaparé le sac de Nico alors qu’il ne voulait pas. Les deux hommes en rouge nous ont conduit jusqu’à notre place de train avec nos sacs sur leur tête. Et là, ils nous ont réclamé 200 Rs !! alors qu’ils avaient fait 20 mètres…
    Ma première expérience dans un train indien. Nico a réservé en « sleeper class ». C’est l’une des classes de train les moins chères. Il s’agit de couchettes rabattables pour une utilisation de nuit comme de jour. Les sièges sont en mousse recouvert de plastique bleu. Des ventilateurs tout poussiéreux tapissent le toit. Je suis assise sur un siège une place face à Nico, et si on rabat les deux sièges ça donne une couchette, et le second passager grimpe au-dessus sur une couchette qui elle reste couchette. On a mis nos deux sièges en position couchette pour pouvoir s’étendre et être à l’aise tous les deux l’un en face de l’autre presque allongés. Juste à côté de notre tête une fenêtre avec barreaux qui laisse passer l’air, on peut faire coulisser une vitre s’il pleut et même baisser un volet s’il fait nuit.
    7h, le train démarre. C’est parti pour 735Km ! La durée du trajet prévue, selon le Lonely Planet est de onze heures et demies.
    Au démarrage on allait très très doucement. Cela sur une bonne vingtaine de kilomètre, le temps de traverser les bidonvilles, ce n’est qu’après que le train a un peu accéléré. Mais on a dû passer de 20 à 50 ou 60 km/h pas plus. Au moins, on a le temps de profiter du paysage… et surtout de se faire bien chier…
    Quand on a traversé les bidonvilles, le train passait à quelques centimètres des maisons de tôle. Aucune barrière ou grillage n'était entre les maisons et les rails. Les enfants peuvent se trouver sur la voie quand un train passe… ou bien peuvent s’approcher de trop près des trains qui passent… vive la sécurité !
    Tout le début du trajet, des employés du train passaient proposer à boire et à manger. Ils criaient « coffee ! coffee ! » (pour le café) ou « tchaé ! tchaé ! » (pour le tchai, c’est le thé indien). Des mendiants sont également passaient dans les wagons quémandant quelques pièces. A un moment, un jeune garçon qui devait avoir dans les 14 ans est passé dans notre wagon. Il était accroupi et avançait en passant un petit chiffon pour nettoyer le sol. Il s’arrêtait devant les gens pour réclamer quelques roupies. Il avait un regard de chien battu, c’était trop triste à voir. Ensuite, une fillette de 6 ans toute mignonne a fait pareil que le jeune garçon en nettoyant le sol avec une petite brosse de paille et en réclamant des roupies avec ses grands yeux noirs tristes. Elle m’a fait trop de peine. On a eu aussi la visite d’un homme unijambiste et d’un autre avec de sérieux problèmes de rotules. Moi qui est l’habitude de voir mes propres rotules foutrent le camp exceptionnellement, et bien lui avait bien moins de chance parce que les rotules étaient constamment de sorties, ça lui donnait une démarche très spéciale. C’est quand on voit ça que l’on se dit qu’en France on a des hôpitaux géniaux qui nous réparent très très bien. Mais en Inde, se faire soigner est très cher et ce sont les plus pauvres qui ont le plus de problèmes de déformation et de problèmes de santé.
    A midi, on nous a servi un poulet biryani vraiment délicieux. C’est du riz préparé avec plein d’épices et du poulet et cuit à la vapeur.

    Plus on s’éloignait de Bombay et plus on se rapprochait de l'Etat de Goa, et plus le paysage était magnifique. Des rizières très vertes, d’un vert clair que je n’avais jamais vu ailleurs. Des petites collines avec des tons de verts tous différents, c’est vraiment très très très joli.
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    A un arrêt du train, Nico est descendu prendre une photo de notre train. Les trains indiens sont très très très longs. Le train s’est arrêté peu de fois et pour des durées très variables. Des fois il s’arrête presque une heure, d’autre fois quelques minutes, et des fois il ne s’arrête même pas, il ralenti juste et les gens sautent du train en marche…
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    Le soir, à 19h, on a assisté à un magnifique coucher de soleil sur les rizières qui faisaient comme des miroirs où le soleil se reflétait.
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    On est arrivés à 20h à Margao après treize heures de train au lieu des onze heures et demie prévues. On a parcouru 735km pour 586Rs (soit seulement 10€ pour 2).

 
 
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 00:00
Dimanche 18 juin :

    Le matin, Nico est parti à pied jusqu’à la gare Victoria, appelé maintenant Chhatrapati Shivaji Terminus. Il est allé chercher les billets de train pour Margao à Goa. Il a été un ange d’y aller seul, à pied, alors que ce n’était pas à côté, tout ça pour que je finisse ma nuit. Et en plus, il m’a ramené des fruits pour le petit-déjeuner : un vrai Amour mon Amour !
    Pour le déjeuner, on a été manger au « Leopold Café ». Nico a pris un plat chinois un chicken manchurian (des morceaux de poulet badigeonnés de farine et de gingembre frits et présentés dans une sauce au gingembre et au soja), et j’ai pris des crevettes au curry mais c’était trop épicé pour moi. J’ai eu peur que tous les plats indiens soient aussi épicés et que je ne puisse pas manger… En fait, les plats ont été fortement épicés que très peu de fois durant notre parcours.
    On est revenus à l’hôtel au frais. C’est insupportable la chaleur de cette ville.
    Pour le goûter, on a voulu prendre des milk-shakes au « Mac Do » et comme toujours en sortant de l’hôtel, les chauffeurs de taxi se jetaient sur nous pour nous proposer un taxi et Nico en a profité pour en réserver un pour le lendemain 6h pour qu’il nous emmène à la gare. Ensuite, sous les arcades devant les étalages, les « Hello Madam ! » fusant de toutes parts étaient incessants, sans compter les vendeurs qui tournaient dans toute la ville et voulaient nous vendre des ballons énormes de chez énormes que tu sais même pas à quoi ça peut servir, parce qu’ils étaient en plus très moches. Les vendeurs de ballons ou ceux qui voulaient nous vendre des petits bidules qui servent à rien, disaient « hundred roupies » (100Rs soit 1,5€), puis comme on disait non pour les écarter de notre passage ils descendaient les prix très rapidement passant à « fifty roupies » (50 Rs soit 0,8€), puis « twenty roupies » (20 Rs), puis « ten roupies » (10 Rs), bref ils nous l’auraient presque refilé gratos leur truc.
    Après notre milk-shake au « Mac Do » trop climatisé, on s’est promenés dans Bombay. On a été dans la partie que je ne connaissais pas encore, mais on restait toujours dans le sud de Bombay. Pour traverser ce n’était pas toujours évident, il y avait beaucoup de circulation et surtout des taxis.

    On est allés se poser dans un grand parc entouré de cocotiers et palmiers. C’était bondé de joueurs de cricket (sport national en Inde) et d’hommes assis par terre, très peu de femmes. On a profité du spectacle de cricket.
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    En repartant, Nico me tenait la main, mais ce n’est pas cela qui a empêché des gars de m’accoster de loin. Il faut dire que les jeunes indiens sortent avec plusieurs filles en même temps…
    On est entrés dans un magasin genre les Galeries Lafayette avec les mêmes objets qui servent à rien de chez Midica. On est sortis du magasin, il devait être 19h, il commençait déjà à faire nuit.
    On avait repéré dans notre guide touristique le Lonely Planet qu’il y avait un resto sympa qui faisait des kebabs à emporter. On a finalement trouvé le « Bademiya », une cuisine en plein air dans une rue qui fait des kebabs que l’on peut manger sur une terrasse en face ou que l’on peut emporter. Il s'agissait plus de tacos mexicains que de kebabs orientaux : un mélange de viande épicée enroulé dans une galette de blé (roti). On a regardé la confection des rotis pour le kebab. Le roti appelé également chapati est le pain indien. Préparé à base de farine de blé complet, ce pain sans levain est cuit sur une plaque légèrement concave appelée tawa qui donne un aspect de galette très fine au roti. Les cuisiniers du Bademiya prenaient une boule de pâte, la tiraient en un rond très très fin de façon très agile et la jetaient sur une pierre chauffante bombée. Il faisait une chaleur étouffante là. Pour le kebab, ils garnissaient le roti avec une pâte de viande épicée.
    On est rentrés à notre chambre déguster notre kebab, très épicé mais succulent !
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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 23:25
Samedi 17 juin :

    Je me réveille pour la première fois en Inde avec mon chéri à mes côtés. Je rêve encore ?
    A 11h, on sort de la chambre. Première sortie à pied dans Bombay. Il fait déjà chaud. Des chauffeurs de taxi devant l’hôtel nous accostent pour nous proposer un taxi. On passe sur un trottoir qui sent l’encens où sont installés des étalages où des indiens vendent toutes sortes de choses en m'accostant par des « Hello Madam ! ». On arrive au « Leopold Café » pour prendre notre petit-déjeuner. Nico commande auprès du serveur parce que je ne comprends absolument rien. Nico prend une omelette et un thé, on sent qu’il a déjà passé un mois et demi en Inde. Je prends un milk-shake à la vanille.
   
    On a ensuite rejoint Gateway of India, la porte de l’Inde, qui se trouvait au sud-est de Bombay juste au bord de la mer d’Arabie. C’est vraiment joli. Cet arc de triomphe en basalte est l’emblème de la ville. Il se dresse à l’extrémité du port de Bombay. Il a été inauguré officiellement en 1924, mais il a perdu sa fonction symbolique en 1948 lorsque le dernier régiment britannique quitta l’Inde après l’indépendance de l’Inde le 15 août 1947. Aujourd’hui, c’est un lieu de rendez-vous apprécié des habitants de Bombay.
    Un gardien nous a laissé entrer dans un petit parc juste devant le Gateway pour prendre une photo avec le Gateway en entier, et il nous a pris en photo devant le Gateway. Bien sûr, en Inde, un service n’est que très rarement gratuit et le gardien nous a demandé des roupies pour lui et les autres gardiens…
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    A côté du Gateway, le Taj Mahal Palace & Tower. Ce majestueux hôtel a été édifié face au port en 1903. L’industriel Tata (fondateur du groupe Tata et de ses fameuses voitures Tata) aurait décidé de construire cet édifice après s’être vu refuser l’entrée d’un hôtel européen parce qu’il était indien. Ce magnifique hôtel luxueux particulièrement cher (plus de 250$US la nuit) abrite des restaurants et des boutiques chics, une grande piscine, une salle de fitness et une discothèque… rien que ça… Je lis ça dans notre guide touristique le « Lonely Planet », on ne l’a pas visité, mais déjà de l’extérieur c’est extrêmement beau.
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    On est ensuite rentrés à notre chambre au « Bentley’s Hotel » au frais.
    A 15h, on a été au « Mac Donald’s ». Pour ce faire, on est passé sous les arcades qui abritaient les étalages. A cette heure-là, il y avait plus de monde que le matin. Les vendeurs n’arrêtaient pas de vouloir nous vendre tout et n’importe quoi, c’était très énervant. En entrant au « Mac Donald’s », on a été surpris par la climatisation qui nous a refroidi assez violemment. Niveau déco, on se serait cru dans un « Mac Do » français. Niveau restauration, les hamburgers sont totalement différents et les prix aussi : un hamburger avec frites, coca et un milk-shake pour 250Rs soit 4€. Niveau qualité, seuls les milk-shakes était délicieux, les hamburgers étaient très moyens.
    On a profité d’être au frais pour regarder la suite de notre itinéraire. On devait aller à Aurangabad (à 300 Km de Bombay) pour visiter les grottes d’Ellora et d’Ajanta. Puis, on est sortis de cet endroit trop climatisé pour revenir à notre hôtel et le choc thermique fut violent.
    En fin d’après-midi, on est allés boire un verre dans un bar. Nico a pris un mango lassi, il s’agit de yaourt battu avec de la mangue dont raffole mon copain. On a regardé le match de foot de la coupe du monde qui était projeté par un vidéo projecteur.

    A 19h30, la nuit était tombée, on est retournés au port. Il faisait chaud, mais c’était plus supportable que le midi et très joli de voir les monuments éclairés.

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    Il y avait plein plein plein de monde. Beaucoup d’hommes se tenaient en couple par l’épaule ou par la main, c’était étrange, on avait l’impression qu’ils étaient tous gays, mais en réalité c’est que les indiens sont très amicaux.
    En repartant de la place où se tenait le majestueux Gateway of India, on a vu des calèches lumineuses c’est-à-dire avec plein d’ampoules, tirées par des chevaux d’une maigreur impressionnante. Elles promenaient des familles. Sur le trottoir, des mendiants avec des enfants quémandaient de l’argent.
    Revenus à notre chambre d’hôtel, on a changé nos plans et on a décidé d’aller sur les plages de Goa au lieu d’aller à Aurangabad, pour profiter du soleil et des plages avant que n’arrive la mousson.
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 23:00
Vendredi 16 juin
   
        C’est le jour J. Après des mois d’attente, le compte à rebours est enfin achevé.
    Il est 5h40 quand ma tante me laisse à l’aéroport Roissy - Charles de Gaulle à Paris. Je me fais enregistrer. Un mal de ventre m’incommode depuis mon réveil, je suis stressée qu’il m’arrive quelque chose avant mon arrivée à Bombay et je suis tellement impatiente de retrouver mon chéri !
    La douane passée, je m’assois dans le hall d’où je vois les avions ainsi que le soleil se lever tout doucement. L’attente est longue. J’envoie un SMS à Nicolas. Je n’arrive pas à réaliser que ça y est, je vais le rejoindre après tout ce temps passé loin de lui. Un mois et demi auparavant il était assis au même endroit.
    7h, on embarque, je me précipite. Je suis placée à côté du hublot. A 7h30, l’avion démarre et commence à rouler sur la piste, puis s’envole. Ça y est, je quitte le sol français, je ne le retrouverai que dans deux mois et demi. Je ne réalise toujours pas que je pars rejoindre mon chéri. Je n’ai qu’une peur c’est lorsque je serai à l’aéroport de Zurich, en Suisse.
    Les nuages sont magnifiques vus de dessus. Un vrai champ de coton ou de barbe à papa !
IMG-1049.jpg

    J’ai l’impression qu’on vient juste de décoller que nous sommes déjà en train de redescendre. A 8h50, je pose le pied en Suisse pour la première fois. Je regarde les panneaux et je suis les indications. C’est très bien indiqué, ouf ! Je prends le métro pour rejoindre l’autre partie de l’aéroport et là j’arrive dans la salle d’embarquement de mon vol. Je suis tout de suite rassurée car les passagers qui m’entourent ont l’air d’être indiens.
    Mais là, grave problème ! Je ne peux pas envoyer de SMS à mon chéri ! Je reçois son SMS mais je ne peux pas lui répondre… Je m’énerve car j’aurais aimé lui dire que j’avais fait bon vol et que j’allais embarquer. De plus, si mon portable ne recevait pas en Suisse, comment je ferai pour le joindre en Inde s’il m’arrive quelque chose ? (Mon portable ne s’est mis à remarcher que deux jours après mon arrivée en Inde… merci SFR...)
    9h30, on peut embarquer. L’hôtesse à l’entrée de l’avion me salue en allemand, je lui réponds en français et elle se rectifie par un « bonjour ». J’arrive dans l’une des deux grandes allées principales et là je n’en reviens pas, c’est grandiose ! Ma place se situe dans la colonne centrale sur le bord droit, personne à ma gauche. Face à moi un écran vidéo pour voir des films, c’est trop bien !!! Il nous indiquera individuellement le trajet tout le long du vol. Autour de moi plein d’indiens, oui je pars en Inde, je ne me suis pas trompée d’avion.
    10h, l’avion décolle. Je réalise enfin que je vais revoir mon chéri dans seulement 7 heures. Je suis alors tout excitée. La grande aventure commence !
    Pendant une heure, je regarde partout autour de moi, je tourne dans tous les sens, je ne tiens pas en place telle une petite fille qui va retrouver ses parents quittés deux semaines plus tôt, mais je suis encore plus excitée car c’est mon chéri que je n’ai pas vu depuis un mois et demi que je vais retrouver !
    Je m’endors une petite heure, parce que je n’ai dormi que 3h30 cette nuit. A mon réveil, je regarde la fin d’un film, on me sert à manger. Les hôtesses n’ont pas cessé de nous nourrir et de nous servir à boire, c’était super ! Ça faisait des occupations, parce que 7h dans un avion, assis, c’est fort long ! Je regardais sans cesse le temps de vol qu’il nous restait à parcourir. « Plus que 3 heures ! », « Plus que 2h ! », « 20 minutes !!! ». Presque j’aurai demandé au pilote d’aller plus vite.
    21h, heure locale, on s’approche de Bombay, je regarde par le hublot en me penchant péniblement sur le côté. C’est magnifique, la nuit est noire et on voit poindre les lumières de la ville. C’est marrant car il n’y a presque pas d’éclairage, contrairement aux grandes villes riches.
    Un mal aux oreilles me fait énormément souffrir et il ne me quittera qu’une heure après l’atterrissage. Je n’entends presque plus du côté droit, sensation très désagréable.
    21h10, on se rapproche dangereusement de la piste. Mon voisin à l’autre bout de la rangée centrale fait une prière, c’est rassurant…
    21h20, on atterrit. Et on roule, et on roule, et on roule, pendant une éternité ! Je n’en pouvais plus, je sautais en l’air d’excitation ! Si c’est pour traîner comme ça, j’aurai fait le chemin restant à pied en courant !
    On peut enfin descendre ! Alors là je reste concentrée et je suis tout le monde pour ne pas me perdre. Je donne mon papier au service de l’immigration. Puis je rejoins le hall où défilent nos bagages. Le mien se coince à l’entrée du tapis, alors je cours le libérer. Je le mets sur mon dos et je continue mon chemin qui me paraissait interminable. Mais un agent m’arrête et me demande quelque chose et je comprends qu’il veut que je lui donne mon papier d’immigration alors je le remplis en deux deux, mais je prête gentiment mon stylo à une femme ce qui me fait perdre un temps fou…
    J’arrive enfin dans le hall des arrivées. Mais les visiteurs n’ont pas le droit d’entrer dans le hall. Il fallait sortir de l’aéroport pour retrouver nos proches. Un troupeau de monde agglutiné contre les barrières à l’extérieur. Et c’est parmi ce troupeau que j’aperçois mon chéri tellement bronzé qu’il se confondait aux indiens. Impossible d’aller directement vers lui, des barrières étaient dressées entre lui et moi. On se sourit à n’en plus finir et je marche très vite pour essayer de le rejoindre. Je trouve enfin une brèche entre deux barrières et l’on se jette l’un sur l’autre. Nicolas m’a amené jusqu’au taxi main dans la main en se faisant des bisous. Il faisait chaud, sûrement 30°C à 10 heures du soir, ça surprend ! Qu’est-ce que ça devait être la journée !
    Dans le taxi, je n’arrivais pas à réaliser que j’étais à Bombay avec mon chéri. On se serrait la main et j’avais envie de lui bouffer la bouche de bisous mais c’est mal vu en Inde alors je me suis retenue et je ne lui ai fait que des petits bisous.
    Sur la route, ça klaxonne de partout, les voitures roulent comme des folles à passer très près de la nôtre, et moi j’ai trop peur ! Des gens traversent malgré tout la route, sans se rendre compte du danger. Même à une heure aussi tardive, le monde est omniprésent : voitures, taxis, motos et scooters avec 3, 4, voire 5 personnes dessus !!!, des gens qui tirent des chariots, des gens qui portent des gros machins sur la tête, des gens à quelques centimètres de la route en train de dormir près de leur maison de tôle. Voir des gamins dormir dans la poussière, la pollution des voitures, le bruit et surtout si près de la route, c’est vraiment triste… Je n’avais jamais vu de reportages sur l’Inde, mais j’avais lu quelques articles dessus, on en avait aussi parlé au lycée, et tout cela m’avait donné une petite idée de ce qu’était l’Inde. Mais, voir d’un coup que tout cela est bien réel et voir en plus des choses d’autant plus étonnantes… ça fait bizarre… Tellement bizarre, que cela additionné au fait que j’étais assise à côté de mon chéri que je n’avais pas vu depuis 48 jours, dans un taxi où le chauffeur conduisait à l’inverse de nous, je me croyais dans un de ces rêves que l’on fait la nuit et que l’on croit vraiment vivre alors qu’il se passe des choses tellement improbables que l’on sait très bien que l’on rêve, mais là c’était bien réel…
    Bombay ou Mumbai (nom officiel depuis 1995) est la plus grande ville d’Inde et la capitale de l’Etat du Maharashtra. C’est la 6ème agglomération la plus peuplée du monde avec ses 16 millions d’habitants.  Bombay est une île reliée à l’Inde par plusieurs ponts. Bombay est bordée par la mer d’Oman appelée aussi mer d’Arabie
    L’aéroport se situait au centre de Bombay et l’hôtel où Nicolas avait posé son sac était au sud dans le quartier Colaba. Il nous a fallu 45 minutes pour rejoindre le « Bentley’s Hotel ». J’avais eu ainsi un aperçu de la ville, avec une architecture vraiment différente de celle que je connais et j’avais surtout eu un bref aperçu de la circulation indienne où le code de la route est très peu respecté.
    L’aller-retour en taxi a coûté à Nicolas 700 Roupies (700Rs) soit presque 12€.
    La chambre d’hôtel est très correcte avec un grand lit, une salle de bain et la télé. Je découvre la salle de bain indienne avec des toilettes comme chez nous, un lavabo et une douche où le bac de douche est en fait tout le sol de la salle de bain et l’eau s’en va par un trou dans le sol. Je trouve ça très pratique.
    Une bonne douche a été la bienvenue parce que la chaleur était vraiment désagréable. Je me voyais mal supporter cette température pendant 73 jours ! Heureusement, au-dessus du lit, un ventilateur nous rafraîchissait.
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