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  • : Voyage en Inde du Sud - été 2006
  • : Récit du voyage en Inde du Sud de Nicolas et Aurélia de mi-juin à fin août 2006
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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 23:01
Samedi 22 juillet :

    On s’est levés à 9h. On est descendus au restaurant de l’hôtel. Nico a repris du puri et j’ai préféré prendre un american breakfast (petit-déjeuner américain) bien consistant et plus sûr que le petit-déjeuner indien ! Pour 55Rs (0,9€), j’ai eu droit à 4 toasts avec du beurre et de la confiture (un régal, même si ce n’est pas la meilleure confiture qui soit, c’est un petit-déjeuner bien de chez nous !), un bol de corn-flakes avec du lait, un jus d’orange et un milk tea (thé au lait). Bref, de quoi me remettre d’à plomb après la journée et nuit passée à me vider les intestins.
    Après le petit-déjeuner, on est retournés dans la chambre pour se reposer un peu et être au frais.
    A 15h, on a été dans un tout petit restaurant à côté de l’hôtel où on a pris une petite pizza chacun, un lassi pour Nico et un milk-shake pour moi.
    A 16h, on est partis en rickshaw (70Rs) pour affronter le temple Rock Fort (rien à voir avec le fromage du même nom lol). Ce temple est construit en haut d’une montagne rocheuse de 83 mètres de haut. Pour y accéder on doit grimper plus de 200 marches taillées dans la roche et bien sûr, pieds nus, sinon ça serait trop facile.
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    Tout en haut du temple Rock Fort, on a une vue magnifique sur toute la ville. On a pu voir au loin l’Eglise de Lourdes (pas celle de France ! Voir à 10000km serait un grand exploit) qui était vraiment jolie et dont l’architecture est inspirée de la l’Eglise française de Lourdes. C’est incroyable comme la ville vue d’en haut paraît un bidonville.
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    Sur cette photo, au fond, on voit le temple Sri Ranganathaswami que l'on avait visité la veille :
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    Au sommet de la montagne rocheuse, nous, non-hindous n’avions droit qu’à la vue splendide à admirer, la visite s’arrêtait là. Les hindous, eux, avaient le droit d’entrer dans le temple.
    On a descendu les 200 marches, mais pas facile facile de descendre ces gigantesques marches. On pourrait croire que les hindous qui ont construit ces marches étaient des géants parce que les marches faisaient la taille de mon mollet ! Bon pas tout à fait, mais presque…
    Et c’est en arrivant en bas que j’ai compris sur qui ils avaient pris la mesure de longueur de jambe en voyant un éléphant ! C’était un bel éléphant tout peinturluré et à la peau rose (oui les éléphants sont roses ! Non, je n’ai pas bu !) qui était debout sur ses quatre pattes à côté de son jeune maître.   IMG-2462.jpg

    On est revenus à l’hôtel en rickshaw (60Rs) et on s’est achetés une noix de coco pour 7,5Rs que l’on a mangé devant la télé. Là, Nico a pris le relais au chiotte car lui aussi s’est pris d’une diarrhée monstrueuse. C’est ce jour-là qu’il a été bien content que j’ai insisté pour prendre une chambre avec des toilettes occidentales !
    On a mangé au resto de l’hôtel. Nico a pris des noodles et moi des mushrooms manchurian (champignons badigeonnés de farine et de gingembre frits et présentés dans une sauce au gingembre et au soja accompagné de riz blanc) mais nos deux plats étaient carrément trop épicés.
    On a ensuite fini la soirée devant la télé pour moi et aux chiottes pour Nico, chacun son tour hihi ! Roo c’est pas gentil de se moquer… Pardon…

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11 octobre 2007 4 11 /10 /octobre /2007 18:47
Vendredi 21 juillet :

    On s’est levés à 9h30, il n’était plus possible de dormir avec les klaxons incessants à l’extérieur.
    A 10h30, on a pris le petit-déjeuner au resto de l’hôtel. Ce fut petit-déjeuner indien avec puri pour Nico et dosa à l’oignon pour moi. Bon, les oignons au petit-dej, ça m’a bien écoeuré… Surtout qu’ils n’avaient pas lésiné sur les oignons. J’ai eu l’estomac retourné toute la journée. On n’a d’ailleurs pas déjeuné à midi.
    A 14h, on a pris un rickshaw qui pour 100Rs (1,6€) nous a emmené à 10 kilomètres de notre hôtel au temple Sri Ranganathaswami datant du Xe siècle. Constitué de 7 enceintes, ce temple est vraiment magnifique avec des gopurams (portes d’enceinte des temples, de forme pyramidale et décorées de sculptures de divinités et personnages) absolument magnifiques ! Il y a plein de petits personnages sculptés sur les gopurams, ils sont peints avec des couleurs vives. C’est super joli !

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    On a laissé nos tongs au vestiaire, il est interdit de pénétrer dans un temple hindou avec les pieds chaussés. On a pris un guide qui parlait un peu français, il était étudiant. Pieds nus, on a pénétré dans la première enceinte. Je fus incroyablement surprise lorsque j’ai vu tous ces indiens à même le sol allongés ou assis, la plupart en train de dormir. Selon moi, il n’avait pas de chez eux et ils restaient dans le temple pour avoir un toit. Et c’est là que je regrette d’avoir tant de lacunes en anglais, j’avais tant de questions à poser… Je n’aurais sans doute jamais les réponses…
    Le guide nous a tout de suite fait monter sur le toit. Il voulait nous montrer une vue exceptionnelle. On a grimpé un escalier en pierre dont les marches devenaient de plus en plus chaudes au fur et à mesure que nous grimpions. Arrivés sur le toit, il fallait traverser en marchant sur des dalles qui avaient passé des heures au Soleil et étaient donc extrêmement brûlantes ! Ce fut très rude… Même en courant, la chaleur des dalles nous brûlait les pieds. C’est là qu’on remercie l’inventeur des chaussures ! Je me demanderai toujours comment la majorité des indiens et toutes ces personnes qui se font une joie de marcher pieds nus le peuvent… Bon, toute cette souffrance (qui est quand même minime quand on compare à celle des pauvres indiens qui souffrent de manque de nourriture entre autres) n’aura pas servi à rien, on avait une vue magnifique sur les sept sommets des gopurams. On a pu voir ainsi le gopuram central en or.

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    On est redescendus après avoir bien profité de la vue. Dans la première enceinte, des indiens s’étaient regroupés autour d’un grand machin en ferraille où étaient accrochés des milliers de cadenas et un indien dansait de façon bizarre juste devant, comme un état de transe… Le guide nous a expliqué que les gens dépressifs venaient ici et accrochaient un cadenas pour aller mieux. Curieux phénomène…
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    Le guide nous a fait visiter le temple. Il nous expliquait dans un français approximatif, mais c’était sympa qu’il nous parle un peu en français. Il nous a expliqué entre autres les significations de certains symboles, mais je suis incapable de m’en souvenir… J’étais trop préoccupée à ne marcher que dans les zones d’ombre pour ne pas me brûler les pieds… Je suis chochotte oui !
    En tout cas j’en garde un très bon souvenir de ce temple, que de belles sculptures, que de beaux ornements !
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    A la fin de la visite du temple, le guide ne s’est pas arrêté là. Il nous a emmené à une petite boutique de sculptures. Le gérant nous a expliqué comment on fabriquait les sculptures en bronze. Ça j’ai bien retenu : on fait d’abord une sculpture en cire, puis on fabrique un moule en mettant de la glaise tout autour pour que ça prenne bien la forme, puis on fait cuire le tout pour renforcer la terre et surtout pour faire fondre la cire qui s’écoule et qui vide le moule. Enfin, quand le moule est froid, on fait couler du bronze chaud à l’intérieur et quand le bronze est figé, on casse le moule et ça donne une sculpture unique. Quel travail ! Mais, maintenant, on ne fait plus trop comme ça, on fait des sculptures en série avec des machines, mais ça ne rend pas pareil, les traits ne sont pas aussi fins qu’avec la méthode traditionnelle.
    Le guide nous a demandé 200Rs (3,3€) pour la visite.

    Ce n’est que plus tard, en relisant les commentaires sur la visite du temple Sri Ranganathaswami que l’on a lu que le Lonely Planet met en garde les touristes de ne pas prendre des guides ou des prêtres qui demandent un prix exorbitant de 200Rs par heure et d’éviter également ceux qui souhaitent nous emmener faire des achats. Bref, on avait eu tout faux nous…
    A 16h, on est rentré en rickshaw à l’hôtel pour 100Rs (1,6€). Je commençais à me sentir pas très bien à cause de la chaleur, de ne pas avoir assez bu et de n’avoir pas mangé. Arrivés à l’hôtel, on est directement allés au restaurant de l’hôtel. Nico a pris une salade de concombre, des "gobi 65" c’est à dire des petits choux-fleurs cuisinés dans une sauce épicée, et un milk-shake vanille. Moi j’ai pris une glace Cornetto et un milk-shake au chocolat. Revenue à la chambre, j’ai eu une diarrhée monstrueuse ! Et là, j’étais heureuse d’avoir insisté pour avoir une chambre avec des toilettes normales…
    A 17h30, on a regardé « Le seigneur des anneaux : les 2 tours » en anglais à la télé. Moi j’étais vraiment pas bien même allongée sur le lit. A 20h30, on est allé manger au Femina Hotel. Nico a pris un "fish N chip" (quatre morceaux de poissons grillés tout petit avec quatre frites). J’ai repris comme la veille un chicken manchurian. Mais je me sentais tellement pas bien que je me forçais à manger tout en me disant que j’allais vomir à un moment ou un autre. C’est en arrivant à la chambre, que j’ai tout vomi… Je vous assure que c’est vraiment pas marrant de vomir du poulet épicé. Parce que déjà qu’on en mange du poulet épicé ça arrache bien la bouche, mais quand ça ressort, ça réarrache de nouveau… Et pour me vider bien en profondeur, j’ai fini avec la diarrhée… Oui, c’est charmant… Désolé… C’est ça l’aventure en Inde !
    Nico a regardé le 3e volet du « Seigneur des anneaux » jusqu’à 1h du matin alors que je dormais depuis 23h.
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19 août 2007 7 19 /08 /août /2007 14:55
Jeudi 20 juillet :

    Le trajet entre Pondichéry et Trichy devait durer 5h et j’appréhendais beaucoup. Je n’avais jamais encore fait un si long trajet en bus en Inde et là contrairement au train, on ne pouvait pas se dégourdir les jambes, ni aller aux toilettes puisqu’il n’y en a pas. Mais finalement tout s’est bien passé et ma vessie a tenu plus de 5h, je ne sais par quel miracle.
    Dans le bus, il y avait devant nous deux couples de français. Le bus était bondé comme toujours. Partis à 10h de Pondichéry, on est arrivés à 15h15 à Trichy. Nous avons payé 114Rs (1,9€) pour nos deux places dans le bus.
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    Trichy appelé aussi Tiruchirappalli (oui, on préférera dire Trichy) est une grande ville dotée de deux temples très impressionnants dont l’un est perché sur une colline rocheuse.
    Sur le Lonely Planet, on avait repéré deux hôtels pas très chers à côté de la gare routière. On est allés voir l’hôtel Meega qui proposait des chambres à 350Rs (5,8€) avec des toilettes turques. J’ai préféré choisir l’hôtel Mathura qui proposait à 415Rs (7€) une chambre avec toilettes normales. Nico faisait la gueule parce que je chipotais pour des chiottes, mais quand il a eu la chiasse deux jours après il était bien content d’être assis confortablement !
    Après avoir installé nos affaires dans la chambre, on est allés manger un bout au resto végétarien de l’hôtel. Oui, ici, il n’y avait QUE des restos végétariens, on en a trouvé un non végétarien le soir carrément par hasard. On a pris des noodles (pâtes chinoises).
    Ensuite, on est partis à pied jusqu’à la gare ferroviaire, elle n’était pas bien loin. On a acheté un billet de train à 130Rs (2,2€) pour rejoindre Madurai le dimanche suivant.
    C’est toujours très compliqué d’acheter un billet de train parce qu’il faut remplir une feuille en indiquant entre autres le numéro du train que l’on veut prendre et pour trouver ce numéro il faut soit regarder sur les immenses panneaux sur les murs et vas-y pour t’y retrouver avec tous ces noms de villes, sinon on peut aussi faire avec des ordinateurs mais c’est tout autant compliqué. Toute seule, j’aurai eu beaucoup de mal pour pouvoir me débrouiller à acheter un billet de train, mais heureusement Nico était là !
    En revenant à l’hôtel, on s’est achetés une noix de coco que l’on a mangé à la chambre.
    A 20h, on a cherché un resto non végétarien, mais il n’avait pas l’air de connaître la viande dans cette ville. Alors que nous repassions devant l’hôtel lors de notre recherche de resto, un indien nous a demandé en français si nous étions français. Il était prof de français à Madurai et il voulait parler français avec nous. Alors on a parlé français avec lui. C’était rigolo car il connaissait des expressions françaises qu’on n’utilise plus de nos jours. Il parlait très bien français. Il a pris nos adresses e-mail pour nous écrire plus tard, mais il ne nous a jamais écrit.
    On a ensuite trouvé un resto non végétarien par le plus grand des hasards. Il se trouvait à l’hôtel Femina. L’intérieur du restaurant était très classe, très calme. Il y avait plein de serveurs, ils étaient tous très bien habillés. On s’est assis à une table en se disant que l’on allait payer cher notre repas, mais en regardant le menu on a vite vu que malgré les apparences, les prix étaient très bas. Nico a pris un egg biryani (riz préparé avec plein d’épices et un oeuf dur et cuit à la vapeur), mais c’était trop épicé. J’ai pris un chicken manchurian (morceaux de poulet badigeonnés de farine et de gingembre frits et présentés dans une sauce au gingembre et au soja accompagné de riz blanc) qui était vraiment excellent. Il ne m’a coûté que 75Rs (1,25€) !
    En rentrant à la chambre, on a regardé à la télé « Dumb et Dumber » avec Jim Carrey, en anglais. On s’est endormis à 1h du matin avec le bruit des klaxons qui venaient de l’extérieur en fond sonore. Même avec les boules Quiès on entendait toujours l’extérieur… Vive la circulation en Inde !
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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 23:40
Mardi 18 juillet :

    On s’est levés à 10h parce qu’on avait rendez-vous avec mon amie Estelle à 11h. On a voulu prendre notre petit-déjeuner au bord de la mer à côté de la statue de Gandhi, mais ils ne servaient plus de petit-dej à 10h30… Alors on a pris un thé. A 11h30, Estelle nous a rejoint avec sa tante. Sa tante nous a conduit au restaurant « Aristo ». Tous les quatre on s’est partagés des plats indiens. C’était super sympa de voir Estelle à Pondichéry et d’être avec sa tante, une indienne parlant tamoul et français.
    On s’est quittés à 13h30. Nico et moi sommes retournés à l’hôtel. On voulait aller à une plage à quelques kilomètres de Pondichéry mais j’avais trop trop la flème et il faisait trop trop chaud. Alors on a fait la sieste, mais c’était sans compter les coupures d’électricité qui nous coupaient le ventilateur et là on crevait trop de chaud !
    Pour se rafraîchir un peu on est allés manger la même glace que la veille, délicieuse glace à la vanille avec des morceaux de mangues fraîchement coupées.
    On est ensuite retournés à l’ashram.
    On s’est promenés dans le jardin. C’était très agréable. On aurait dit un jardin japonais, très zen. Il y avait même 2 canards qui faisaient la sieste sous un banc de pierre.
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    A 19h, on a été au restaurant français le « Satsanga ». Les serveurs parlaient un peu français et le menu était entièrement en français et là j’ai craqué pour un filet de bœuf au roquefort avec des frites à 160Rs (2,6€). C’était délicieux !!! Ça valait toutes les entrecôtes avec frites à 20€ dans les restos français. Je me suis pétée le bide ! Nico a pris des pâtes à la carbonara à 150Rs (2,5€) et un verre de vin à 45Rs (0,75€) qui était à moitié plein, Nico n’était pas content ! En dessert, on s’est partagé une tarte au citron meringuée à 75Rs (1,25€). Ça faisait plaisir de manger français. C’est marrant, mais c’est quand on n’est pas en France que l’on apprécie de manger des plats français…


Mercredi 19 juillet :

    On s’est levés une fois de plus à 10h car nous devions normalement aller visiter Auroville avec mon amie Estelle. Mais, on n’arrivait plus à joindre Estelle avec notre portable qui captait mal. Finalement à 11h30 on a eu Estelle au téléphone et c’est là qu’elle nous a dit qu’il y avait des travaux à Auroville et que ça ne servait à rien de se déplacer parce qu’on ne pourrait pas visiter Matrimandir, l’énorme structure sphérique ultra moderne qui abrite un globe de cristal de 70cm, le plus grand du monde. Nous qui étions restés un jour de plus pour visiter ça, il fallait qu’on profite de la journée, mais pas en visitant Pondichéry parce que la veille on avait déjà tout vu. Alors on a décidé de vraiment aller à la plage l’après-midi.
    A 11h45, on a été à un autre resto français « Le Club ». Il ne servait plus de petit-dej à cette heure-là alors on a déjeuné. On a pris des pâtes à la bolognaise à 165Rs (2,75€), mais ça faisait « cher » pour ce qu’il y avait à manger. Quand je dis parfois que des tarifs sont trop chers, c’est en comparaison avec les tarifs indiens et nullement avec les tarifs français ! Parce qu’il se trouve qu’en tant que touristes on nous prend souvent pour des pigeons, des grosses poches pleines de fric, alors que nous on est des étudiants français et ce n’est que parce que nos journées nous revenaient à 10€ avec hôtel, nourritures et transport que nous avons pu rester si longtemps en Inde. Si maintenant les indiens nous sucent nos sous comme de vilaines sangsues nos vacances auraient été vite écourtées.
    A 15h, on a pris un rickshaw qui contre 100Rs (1,6€) nous a emmené à Reppo Beach, une plage qui se trouvait à 8km. On y est arrivés en 15 minutes. Il nous a laissé devant un petit chemin, on a passé un petit portail et là on s’est retrouvé sur une plage très jolie et avec très peu de personnes. Il n’y avait que des touristes, pas de vendeurs, OUF ! Les deux étrangers, voisins de notre chambre, sont arrivés quelques minutes après nous. 
    Je me suis trouvée un petit coin d’ombre, mais ça ne m’a pas empêché de bronzer !
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    Il y avait des vagues énormes. On s’est bien éclatés à faire les foufous dans les vagues.
    A 17h, on a repris le rickshaw pour 100Rs. Il y avait énormément de monde sur la route. On a mis beaucoup plus de temps au retour qu’à l’aller.
    A la chambre, j’ai pu admirer mon bronzage ! Et oui, même avec une crème solaire indice 50 et en se plaçant à l’ombre, on prend bien le soleil ici !
    Après s’être douchés pour se débarrasser du sel de mer, on est allés à pied jusqu’à la Poste, on avait des cartes postales à envoyer en France. J’ai halluciné que l’envoi d’une lettre jusqu’en France ne coûtait que 15Rs (0,25€) alors que depuis la France ça coûte toujours une fortune pour envoyer vers l’étranger.
    Alors qu’on était en train de coller les timbres sur les enveloppes avec de la colle à papier (ils ne connaissent pas les timbres à lécher), la pluie est tombée ! Mais pas une petite pluie fine, une énorme averse avec des gouttes de la taille d’un seau d’eau ! Au bout d’un moment, voyant que ça ne se calmerait jamais, j’ai enfilé mon k-way poncho et Nico a dégainé son parapluie. On a affronté la pluie et les flaques hautes de 3cm ! On a trouvé une pizzeria « Au feu de bois » à mi-chemin entre la Poste et notre hôtel. Les rues commençaient à être inondées. On est entré tout trempés dans le resto. Quelle aventure !
    On s’est pris deux pizzas et deux cocas. On en a eu pour un total de 346Rs (5,7€).
    Sur la route du retour pour l’ashram, on s’est arrêtés au glacier de l’hôtel Ajantha pour déguster la fameuse glace à la vanille avec morceaux de mangue.



Jeudi 20 juillet :

    On s’est levés à 8h30 ! 4 jours qu’on se levait avant 10h, mais quelle mouche nous avait piqué ? Et bien, on a fait les grosses feignasses pendant une semaine, mais on a dû se reprendre en main car on avait encore plein de choses à voir et les jours s’écoulaient à une vitesse impressionnante.
    On a fait nos sacs et on a pris un rickshaw qui pour 50Rs (0,8€) nous a emmené à la station de bus. Nous sommes montés dans un bus direction Trichy. Le bus a démarré à 10h.

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 22:47
Lundi 17 juillet (suite) :

    On est arrivés à Pondichéry à 15h. Là, un chauffeur de rickshaw nous a proposé de nous amener à l’hôtel en payant ce qu’on voulait. On a accepté et il est parti chercher son rickshaw. Et là, grande surprise : il est revenu avec un rickshaw à pédales ! Comme on n’avait jamais testé le rickshaw à pédales, c’était l’occasion et puis l’hôtel où nous voulions aller n’était pas très loin de la station de bus.
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On a d’abord installé nos sacs puis on a grimpé sur le siège à deux places. Le vieil indien tout maigrichon a enfourché son vélo et s’est mis à pédaler. Nous et les sacs, on devait peser en tout 150kg ! J’avais de la peine pour lui, surtout quand la route s’est mise à monter. Il est arrivé vivant devant l’hôtel Ajantha où il nous a déposé. Et là, il nous a demandé 200Rs (3,3€) ! Alors que le trajet n’était pas bien long. Je comprends qu’il en ait bien sué, mais je comprenais surtout qu’il nous avait pris pour des pigeons !
    Comme il n’y avait plus de chambre à l’hôtel qui se trouvait face à la mer, on a continué à pied (on n’allait pas encore se faire avoir par un autre rickshaw !) jusqu’à un ashram « Park Guest House ». Un ashram est un centre communautaire spirituel, un lieu de repos, bref, un endroit où dormir.
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    On a eu une chambre pour 300Rs (5€). Elle se trouvait au rez-de-chaussée avec en face le jardin de l’ashram. La chambre était très correcte mais sans télé. Au-dessus de la porte d’entrée on pouvait y lire le mot « patience » qui était le nom de notre chambre. Le jardin était vraiment très joli, très vert, très reposant. En face de notre chambre et au fond du jardin, un grand grillage donnait sur la mer. Nous avions comme voisins de chambre les deux étrangers vus dans le bus. On n’a pas arrêté de les croiser durant notre séjour, à croire qu’ils nous suivaient !
    A 16h, on a mangé à « Pizza Hut » pour 200Rs (3,3€). Avec le ventre bien rempli, on s’est baladés dans la ville.
    Pondichéry a été colonisée par les français au XVIIe siècle. Donnant sur le Golfe du Bengale, Pondichéry était une excellente base pour le commerce. Puis, en 1956, elle a été restituée à l’Inde. Mais, il reste dans cette ancienne colonie l’influence française qui se traduit entre autres par la présence d’un lycée français et par la construction de la ville en elle-même : une ville parfaitement rectiligne, les rues portant en double nom une appellation française sont toutes parallèles et se coupent par des angles droits par des rues elles aussi parfaitement parallèles. Les rues sont propres et calmes, les maisons sont de type occidental, on trouve beaucoup de voitures de particuliers sur le bord des trottoirs et seule la présence des rickshaws, du monde et des temples hindous nous rappelle que l’on est en Inde.
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    J’étais persuadée de trouver de nombreux indiens parler français, et bien j’ai été déçue de n’entendre que les touristes venus de France parler notre langue.
    On a été sur la promenade en front de mer d’où nous pouvions voir les vagues s’abattre sur les rochers en contre-bas. Il n’y a pas de plage à Pondichéry, mais cela n’empêche pas certains indiens intrépides de descendre jusqu’aux rochers pour aller se baigner. Sur la promenade nous avons pu voir la statue monumentale de Gandhi.
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    Ensuite, on s’est mis à la recherche d’un téléphone public parce que je devais joindre Estelle, une amie française originaire d’Inde qui était au même moment à Pondichéry dans sa famille. J’ai bien galéré à la joindre parce qu’il fallait que j’enlève plein de chiffres au numéro qu’elle m’avait passé parce que ces chiffres sont inutiles lorsque que l’on appelle de la ville où se trouve le correspondant, mais cela je ne l’ai su qu’après plein de tentatives d’appel sans succès. Bref, j’ai réussi à joindre Estelle à 18h et l’on s’est donné rendez-vous le lendemain à 11h devant la statue de Gandhi
    On a repris notre visite de la ville. On est tombés par hasard sur le temple Sri Manakula Vinayagar dédié au dieu éléphant Ganesh. L’entrée du temple était cachée par un imposant éléphant qui contre une roupie bénissait les passants par un coup de trompe sur la tête. Je suis fan des éléphants ! Quelle joie de pouvoir les voir de si près. En outre, plus tard, j’ai pu voir un documentaire qui nous apprenait que les éléphants des temples étaient au centre de beaucoup de questions quant à leur bien-être et que depuis peu on leur offrait pendant quelques jours dans l’année une thalasso de remise en forme dans les montagnes vers Kumily (où nous avons passé nous aussi quelques jours) avec d’autres éléphants pour qu’ils se sentent mieux et soient un peu choyés le temps du séjour. Ça m’a rassuré d’apprendre cela, parce que durant notre séjour avec Nico on plaignait ces éléphants qui devaient rester devant ou dans les temples toute la journée et qui étaient parfois seuls dans la ville.
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    Ensuite, ayant envie de manger une glace, on s’est assis au glacier de l’hôtel Ajantha et on a commandé une glace en pot. C’était une grosse glace à la vanille genre sundae avec des morceaux de mangue fraîche. C’était vraiment trop bon !!! Puis, on est rentrés à l’hôtel dormir.
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 13:30
Dimanche 16 juillet :

    On s’est levés à 9h30 pour la première fois durant notre séjour à Mamallapuram où l’on a fait les grosses feignasses bien comme il faut. A 10h30, on a pris le petit-dej au « Nautilus ». Le serveur qui nous voyait presque tous les jours a tapé la main de Nico pour lui dire bonjour comme si c’était son pote de toujours. C’est gentil.
    A 11h30, on a quitté le « Nautilus » pour aller visiter, à pied cette fois-ci, les derniers temples à voir à Mamallapuram.
    On a d’abord été voir Les Cinq Ratha. Il s’agit de cinq temples en forme de char, sculptés dans le roc. Situés à 300 mètres de la mer, le sable les avaient recouverts entièrement et les Britanniques les ont dégagés du sable il y a 2 siècles.
    Le premier temple est Draupadi Ratha consacré à la déesse Durga qui se tient à l’intérieur du char sur un lotus devant ses adeptes à genoux. Un lion de pierre monte la garde à l’entrée du Draupadi Ratha. Le temple suivant est Arjuna Ratha, dédié à Shiva. Il est gardé par un taureau qui se trouve à l’arrière du temple. Puis juste à côté de ce temple, on trouve Bhima Ratha, consacré à Vishnu. Les deux autres temples sont Dharmaraja Ratha et Nakula-Sahadeva Ratha. Pour ce dernier temple, un éléphant monte la garde. Cette sculpture grandeur nature est considérée comme l’une des plus belles sculptures d’éléphant de tout le pays.
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    On a payé 250Rs (4€) chacun pour voir ces temples de près, mais en fait on pouvait bien les voir de l’extérieur car seul un grillage les coupait de la rue. Avec ce billet, on a pu aller visiter le Temple du Rivage. On a fait une longue marche sous le soleil pour le rejoindre. Ce temple est dressé face au Golfe du Bengale au bout de la plage. On le voit depuis la plage mais en tout petit. Ce temple a été construit au VIIe siècle. Il n’est pas bien grand et très gris…
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    Notre visite s’est terminée à 13h. Nous avions vu tous les temples de Mamallapuram.
    On est allés sur la plage où il y avait de grosses vagues. On s’est régalés ! C’était vraiment trippant.
    A 14h, on est allés au « Yogi ». Nico a pris un chicken tandoori (poulet cuit dans un tandoor, un four traditionnel indien) avec des frites et j’ai pris une salade grecque. En revenant à la chambre, nous avons acheté sur la route une pastèque et un melon que l’on a mangé à la chambre en guise de dessert.
    A 17h, on est retournés à la plage. Il y avait un très fort courant.
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    En fin d’après-midi, on a assisté à un magnifique coucher de soleil depuis la plage. Le soleil descendait à une vitesse surprenante !
    A 19h30, on s’est dépêché d’aller au « Seashore Restaurant » pour ne pas se faire avoir comme la veille. Il ne restait déjà plus qu’une seule table. On hésitait entre prendre une écrevisse ou un poisson. L’écrevisse était à 300Rs (5€), ça faisait un peu cher pour ce qu’il y avait à manger, alors on a opté pour le poisson. Le serveur nous a proposé deux poissons à 300Rs mais pas frais et deux poissons à 600Rs, on a pris le poisson à 600Rs (10€) car il était très gros pour nous deux et il avait l’air très bon. Une heure après, le serveur a déposé sur notre table un plat avec le poisson magnifiquement bien cuit, une grande assiette de frites et une grande assiette de fried rice (riz frit). Le poisson était plus que délicieux. On s’est vraiment régalés. On a pris un dessert pour couronner le tout : un pancake au chocolat que l’on s’est partagés mon chéri et moi. 


Lundi 17 juillet :

    On s’est levés une fois de plus à 9h30. A 10h, on est allés prendre notre dernier petit-déjeuner au « Nautilus » puis on a fait nos sacs et on a quitté les lieux. Cette semaine pleine de farniente et de feignasserie se finissait donc. On avait l’impression que c’était la fin des vacances et qu’on rentrait en France, alors que pas du tout, les vacances étaient loin d’être finies et l’on avait encore plein d’endroits à découvrir !
    A 11h30, on était à la station de bus pour attendre le bus pour Pondichéry. Une heure après, il était enfin là, plein comme un œuf ! Il y avait un couple de français et deux hommes étrangers avec nous. Ces deux hommes on n’a pas arrêté de les croiser à Pondichéry durant notre séjour, c’était marrant.
    On a passé la première heure debout à nous retenir à ce qu’on pouvait, puis on a pu s’asseoir quand le bus commençait à se vider. Le trajet a duré 2h30. Nous avons payé 66Rs pour tous les deux (1,1€).

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 13:25
Samedi 15 juillet :

    Premier jour de week-end oblige, l’hôtel a été pris d’assaut par un groupe de 15 personnes. Un autre groupe, des français, a pris possession du restaurant le « Nautilus » juste après notre arrivée à 11h30 pour notre petit-déjeuner.
    A 13h30, on a été à la plage. Nico s’amusait comme un fou dans les vagues. Comme je n’étais pas très rassuré, Nico m’a porté dans l’eau et m’a fait sauter les vagues, puis il m’a fait flotter, je reposais seulement sur ses bras. Ensuite, il m’a appris à surfer les vagues, mais je n’ai pas réussi l’exercice.
    A 15h, on a été au « Yogi ». J’ai pris une crêpe tomate-fromage-œuf qui était succulente. Nico a pris une salade de pâte.
    A 16h, on a loué deux vélos pour aller voir les temples. Ça faisait une semaine qu’on était à Mamallapuram et on visite les temples deux jours avant de partir ! Ça c’est bien nous !    Normalement, on voulait y aller le jour précédent, mais on avait changé d’avis au dernier moment parce que le temps se couvrait, au final il avait fait soleil…
    On a loué les vélos, mais j’ai vite changé le mien qui était dans un état tel que je manquais à chaque coup de pédale de tomber.
    On roulait fièrement sur nos montures et après quelques mètres parcourus, on s’est rendu compte que les temples se trouvaient tous dans un grand espace clôturé qui se visite à pied… Déçu de ne pas pouvoir utiliser nos vélos, on a fait tout le tour en vélo par la route pour rentabiliser notre location. On a posé nos vélos à une entrée, enclenché le cadenas, qui est directement fixé sur le vélo à l’arrière (c’est pratique ça) et l’on a visité à pied. On a vu plein de jolis temples.

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    On a rencontré des singes aussi. Deux singes ont même voulu choper la bouteille d’eau que tenait Nico, c’était assez comique.
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    Ce qui m’a fait bien rire aussi, c’est que les singes s’approchaient tout près des visiteurs et des indiennes avaient trop peur et elles criaient en s'agitant dans tous les sens. C’est comme si nous on avait peur des chiens ou des chats !

    On a été très impressionnés par le trône de Krishna. Il s’agit d’un énorme rocher qui semble en équilibre sur le sol rocheux mais qui est inébranlable. Tous les visiteurs se faisaient photographier à côté de ce rocher en forme de boule.

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    Nico a essayé de le pousser avec ses gros muscles, mais rien à faire, ce rocher ne veut pas bouger !

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    A côté du trône de Krishna, une autre surprise de la nature : deux énormes rochers posés en équilibre l’un contre l’autre.
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    On a vu également l’ascèse d’Arjuna. Il s’agit d’un bas-relief sculpté sur les parois d’un immense rocher qui met en scène des animaux, des dieux et des semi-dieux, ainsi que des légendes du Panchatantra. Le panneau mesure 30 mètres sur 12 !
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    A 18h, on a repris nos vélos, la visite était finie. On a rendu les vélos au loueur. Sur le chemin, on a acheté des mangues et des bananes.
    Avant le repas, on est passés devant les sculpteurs et Nico a voulu acheter une sculpture de cobra.
    D’un sculpteur à un autre, les sculptures de cobra étaient très différentes. Nico en a dégoté un qui était super. Il a marchandé un peu et a fait descendre le prix de 50Rs, il a eu l’animal en pierre pour 300Rs (5€). Dans la boutique du sculpteur il y avait plein de sculpture de toutes tailles. Il nous a dit qu’il fallait 2-3 jours pour faire une petite sculpture à 400Rs (6,5€) et 7 mois pour en faire une grosse à 49000Rs (816,5€). La grosse sculpture au centre de la photo représente Ganesh le dieu éléphant et de l’autre côté si on tourne la sculpture il y a Shiva ! C’est super bien fait !
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    Après cet achat, on s’est dirigés vers un resto près de la plage dans l’idée de manger un bon poisson. On a été au « Seashore Restaurant », mais un groupe de touriste avait déjà envahi les lieux ! On a été à un autre resto un peu plus loin en marchant sur la plage. On s’installe et là, le groupe de 15 qui avait débarqué à l’hôtel le matin, arrive ! Ils ont direct monopolisé tous les serveurs qui se sont empressés de leur montrer les différents poissons. Nous, ils ne nous ont plus du tout calculé et ne nous ont même pas apportés le menu ! On a attendu 20 minutes avant de partir énervés ! On a été au « Nautilus » et Nico s’est pris un poisson tandoori avec frites et moi des calamars frits avec des frites. On s’est régalés et on s’est bien pétés le bide même si on avait mal digéré l’accueil du resto précédent.

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 13:23
Mercredi 12 juillet  :

    A midi, on a été au restaurant le « Nautilus » et nous avons décidé de dépenser 145Rs (2,4€) dans un steak-frite. Nous n’avons pas été déçus de notre choix : c’était super bon ! De tendres steaks de bœuf : MIAM ! Depuis le temps que nous n’avions pas mangé un vrai steak et surtout Nico qui était en Inde depuis déjà deux mois et demi.
    On a emprunté le journal du gérant car un article inquiétant nous a interpellé. En effet, la veille, sept bombes avaient explosé dans sept trains à Bombay ! Il y a eu 200 morts et 7000 blessés. Etant pigiste à « La Dépêche du Midi », j’ai écrit un article sur les conditions de transport dans les trains surchargés, ce qui explique le nombre très important de blessés et de morts. Mon article est paru le 22 juillet 2006 mais tronqué : à voir ici. Voici l'intégralité de mon article :

Mardi 11 juillet, la ville de Bombay en Inde était sous le choc : 7 bombes ont explosé quasi-simultanément dans 7 trains de la ville et banlieue. Près de 200 personnes ont été tuées et plus de 7000 ont été blessées. Ces chiffres nous rappellent que l'Inde est un pays surpeuplé où la ville de Bombay compte à elle seule plus de 16 millions d'habitants. De ce fait, pour les déplacements quotidiens grand nombre d'indiens utilisent les transports en commun qui sont aux heures de pointes surchargés. C'est ainsi que sur les routes il est fréquent de voir des gens accrochés aux portes des bus penchés par le trop plein d'usagers ; de même qu'il est habituel de voir sur les quais des gares des gens courir après le train et sauter en seconde classe avant que le train ne s'arrête pour avoir une place. Les réservations étant impossibles en seconde classe (classe la plus économique) les bancs inconfortables sont vite pris d'assaut. On trouve ensuite la “sleeper class” avec des couchettes rabattables non climatisées mais avec ventilateur, puis le “chair class” climatisée avec siéges et trois classes au-dessus avec couchette climatisée.
Quand le train arrive en gare, le quai rempli se vide d'un coup pour la montée dans les 20 voire 25 wagons. Pour certains trains, les usagers y accèdent en marchant sur les voies ferrées.
Dans le train, on s'installe puis, le train démarre sans dépasser les 5km/h sur les premiers kilomètres. En partant de Bombay, on passe dans la banlieue ou les bidonvilles n'ont aucune barrière pour les séparer de la voie ferrée, c'est ainsi que l'on voit des enfants à proximité des rails.
Pendant le trajet nombreux sont les employés du train à passer proposer thé, café et nourriture. De même, il est habituel de voir passer des mendiants pour la plupart dépourvus de certains membres ou bien des transexuels venant réclamer quelques roupies. Des enfants âgés entre 5 et 10 ans traversent le wagon accroupis poussant un petit chiffon pour nettoyer le sol en demandant eux-aussi quelques roupies ou à manger en regardant les passagers de leurs grands yeux noirs tristes.
Le train ne dépassant pas les 60km/h, il est très agréable de regarder les magnifiques paysages de rizières et de montagnes. Seul point noir à ceci, les milliers de détritus bordant la voie que les passagers jettent sans gêne par les fenêtres.

    Le soir, on a voulu tester le restaurant franco-indien « Le Yogi ». La gérante était une française et son mari faisait le service. Il adore la France, alors il était super sympa avec nous dès qu’il a su que nous étions français. Nico a pris des pâtes à la tomate et j’ai pris une crêpe fromage-œuf délicieuse. En dessert, on a pris une crêpe au chocolat chacun. Nous avons mangé assis sur un coussin face à une table basse. « Le Yogi » n’est pas référencé dans le Lonely Planet, et il devrait l’être car c’est vraiment bon, les serveurs sont sympathiques et l’ambiance tamisée était très bien.


Jeudi 13 juillet :

    Le midi, on a été au « Nautilus » pour goûter les spaghettis à la bolognaise.
    Juste après ce festin, on s’est promenés sur la plage. On y a croisé des vaches qui tiraient des chariots avec dessus des branchages.
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    A 17h, on a été nous baigner à la mer. Allongés sur la plage, on a été embêté par les vendeurs de bibelots qui insistaient comme des fous pour qu’on leur achète un truc. Ça gâche vraiment l’ambiance…
    Le soir, on est retournés au restaurant « Le Yogi ». Nous nous sommes remis à la même place que la veille sur les coussins posés au sol avec la petite table basse en face de nous. Nico a pris un chicken tandoori (poulet cuit dans un tandoor, un four indien) avec des frites et j’ai pris une salade grecque avec feta, concombre et tomate qui m’a bien remplie le ventre.


Vendredi 14 juillet :

    Jour de la fête nationale en France. En Inde, jour normal.
    Nico se rendant compte qu’il maigrissait beaucoup et perdait ses muscles à force de ne plus manger de viande rouge à insister pour que l’on reprenne des petits-déjeuners le matin pour qu’il puisse manger des œufs. C’est pourquoi, à 11h30, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner au « Seashore Restaurant » au bord de la plage. Nous avons pris une omelette au fromage avec des toasts pour faire le plein de protéines.
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    A 13h, Nico est parti affronté les vagues seul, pendant que je me reposais au frais sur le lit sous le ventilateur.
    A 14h, on est allés au « Nautilus » pour manger des calamars frits avec des frites pour Nico et un steak frites pour moi. On s’est bien pétés le bide !
    On a passé l’après-midi à la plage. On a fait des sauts dans les vagues. Nico m’a montré comment il surfait les vagues.
    En début de soirée, en passant devant les sculpteurs de pierre, on a craqué et on a acheté quelques sculptures. On en a eu pour 800Rs (13€) au lieu de 1025Rs (17€) en marchandant un peu. C’est vraiment super joli ce qu’arrivent à faire les sculpteurs. Ils sculptent du matin au soir et représentent des divinités ou des animaux de façon très précises. C’est très impressionnant.
    Après avoir été sur Internet, on a été à un restaurant à côté du « Moonrackers », le restaurant qui nous avait beaucoup déçu.L’attente a très longue pour qu’on nous serve des noodles mixed (pâtes chinoises avec des légumes, œufs brouillés et poulet) et un chicken roll (poulet en rouleau). Je pensais que du chicken roll serait une sorte de rouleau de printemps, mais pas du tout, c’était des morceaux de poulets enroulés dans une pâte frite. C’était très lourd, je n’ai pas pu tout manger.
    Au moment de partir, la pluie est tombée. Ce fut une très forte averse. Ce soir-là, nous avions laissé nos sacs à notre chambre d’hôtel, donc nous n’avions ni parapluie ni k-way poncho pour nous abriter. Alors on a foncé sous la pluie, mais on est arrivés plus que trempés !

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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 13:20
Lundi 10 juillet (suite) :

    Après deux heures de bus, on arrive enfin à Mamallapuram qui se trouve à seulement 50km de Chennai… Le trajet nous a coûté 44Rs pour nous deux (soit 0,7€ pour deux places). Il était 19h30.
A la descente du bus, le gérant de l’hôtel Lakshmi Lodge venait attirer les touristes vers son hôtel. Il nous a proposé une chambre et ça tombait bien car c’est un des hôtels que nous avions repéré dans le Lonely Planet. Nous l’avons suivi dans les rues sombres et tortueuses de Mamallapuram. Sans lui, on aurait vraiment eu du mal à trouver les hôtels.
    Mamallapuram est un petit village très très calme où les seuls bruits sont ceux des coups de marteaux sur les pierres donnés par les sculpteurs. En effet, Mamallapuram est un centre réputé pour la sculpture sur pierre et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco grâce à ses nombreux temples.
    Le gérant de l’hôtel qui connaissait deux trois mots en français, nous a convaincu de rester une semaine. Nous pourrions profiter de la plage qui était deux pas, profiter de la piscine de l’hôtel, se reposer pleinement, goûter à des plats de poissons frais et découvrir calmement les nombreux temples du coin. Mais après réflexion, une semaine ça faisait quand même long…
    On s’est installés dans notre chambre dépourvue de télé. On s’est tout de suite douchés car tout comme à Chennai, il faisait très très chaud dans cette ville aussi. Puis, on s’est rendus dans le restaurant situé juste en face de l’hôtel, le « Nautilus » tenu par un français. Sur le menu quelle ne fut pas notre surprise quand on a vu qu’on pouvait manger du steak ! Mais le prix était élevé pour notre budget et on ne pourrait donc pas en abuser. Nico a choisi du poisson tandoori avec des frites, et j’ai choisi une omelette accompagné aussi de frites. Les frites étaient délicieuses et nous avions même du ketchup ! Le poisson de Nico était vraiment délicieux. Nous avons, durant notre séjour à Mamallapuram demander le nom de ce poisson, mais nous ne l’avons jamais compris…
    Durant le repas, quelques gouttes de pluie fines sont tombées. Ça a un peu rafraîchi l’air, surtout que nous étions en terrasse.
    A Mamallapuram comme à Chennai, l’air était très chaud, c’était épuisant ! Chaque nuit que nous avons passée à Mamallapuram, nous avons eu du mal à dormir à cause justement de la chaleur malgré le ventilateur qui tournait inlassablement au-dessus de nos têtes. Nous étions obligés de nous doucher plusieurs fois dans la nuit pour nous rafraîchir un peu, nous séchions presque instantanément…


Mardi 11 juillet :

    A 11h, on a été prendre notre petit-déjeuner au « Seashore Restaurant » qui se trouvait au bord de la plage et à quelques mètres de l’hôtel. Nous avons donc pris une omelette au fromage chacun qui était très très bonne, avec un lassi pour Nico et un milk-shake à la banane pour moi. Le serveur nous a prêté le journal du jour où Zidane faisait parlait de lui pour son coup de boule légendaire. Quel bonheur ce petit-dej face à la mer !
    Le gérant nous a expliqué que son restaurant avait été en partie détruit par le tsunami de 2004. Sur un mur, une inscription indiquait la hauteur qu’avait eue le tsunami, et bien c’était bien haut ! Plus de deux mètres ! En deux ans, ils avaient tout restauré. Certaines maisons alentour étaient en pleine reconstruction.
    Alors que nous prenions notre petit-déjeuner tranquillement, on a été pour la première fois (et ça a été constamment durant la semaine) interpellés par des petites filles vendant des colliers sur la plage et qui venaient les vendre en tendant le bras entre les barreaux de la rambarde du restaurant. Les vendeurs sur la plage étaient nombreux ici aussi à venir embêter les touristes pour leur faire acheter bracelets, châles, saris, cartes postales, petites sculptures, etc. C’est toujours très difficile de s’en débarrasser. Les petites filles qui essayaient de vendre des trucs sortaient leur petit visage triste, mais ensuite on les voyait rejoindre leurs amis en courant et rigoler comme si de rien n’était, alors qu’on aurait cru qu’elles allaient mourir de faim devant nos yeux ébahis. Il faut vraiment se méfier de ces enfants, tout comme des autres mendiants, car comme nous dit le « Lonely Planet », ce n’est pas à nous, touristes, de leur venir en aide, si besoin d’aide il y a, mais à des associations ou au gouvernement indien.

    On
s’est ensuite promenés sur la plage sous le soleil au zénith. Bon, ok c’est pas la meilleure heure pour marcher sur la plage, mais bon… L'eau bleue claire était vraiment magnifique !
    Des bateaux de pécheurs étaient alignés sur le sable. Ça donne tout de suite un certain charme à la plage.
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    Tout au bout de la plage, on pouvait apercevoir le temple du rivage que nous avons visité plus tard lors de notre séjour à Mamallapuram. IMG-2220.jpg

    A 14h, on a été au « Santana Beach Restaurant » qui se trouvait juste à côté du « Seashore Restaurant » et on a vite regretté notre choix. On m’a servi un jus d’ananas qui était anormalement transparent et pas bon du tout, mais je me suis forcé à en boire jusqu’à moitié jusqu’à ce qu’on vienne m’en apporter un autre bien meilleur tout en s’excusant. Je ne sais pas quel était le souci du premier, mais je n’ai pas été malade par la suite heureusement. Le plat de spaghetti à la tomate que nous avons mangé n’était pas terrible lui non plus. Bref, nous ne sommes plus retournés à ce resto.
    On est rentré à la chambre.

    Nous voulions profiter de la plage en fin d’après-midi, mais l’orage a éclaté. Nous nous sommes abrités au « Seashore Restaurant ». On y a passé la fin d’après-midi. Les éclairs au-dessus de la mer c'est vraiment très beau, mais moi ça me fait peur.IMG-2246.jpg
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    Le soir, on a testé le restaurant « Moonrakers » qui avait une bonne critique dans le Lonely Planet : « très réputé, sert plats de bœuf… ». Mais là, c’est le Lonely Planet qui avait tout faux. On s’est installé au 3e étage du resto avec une vue sur la rue. Quand la table d’à côté est partie, nous nous sommes retrouvés seuls Nico et moi. Nico a pris du bœuf au poivre et j’ai pris du bœuf au curry, le tout avec des frites. Il était marqué sur le menu « tendres morceaux de bœuf choisi », on s’est retrouvé avec des vieux bouts hachés. Nico, lui a été gâté par le cuistot qui n’a pas lésigné sur le poivre ! Il avait la bouche en feu ! Il n’a jamais autant souffert pour manger un plat indien ! Mon plat n’était pas trop épicé que ça heureusement. Les frites étaient très grosses et pas terribles terribles. Comme on n’avait pas mangé grand chose, on a pris des pancakes au chocolat. Mais là c’était la cerise sur le gâteau ! On a trouvé des bouts de ficelle dans la pâte, c’était dégueulasse ! On s’est pris d’un fou rire en imaginant qu’on jetait les pancakes sur les fils électriques à côté pour faire croire qu’on les avait mangés, un sketch à la Mr. Bean.
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 13:12
Vendredi 7 juillet (suite) :

    Le train est arrivé à Chennai vers 20h. Il faisait chaud ! On transpirait à grosses gouttes. On s’est désaltérés avec un grand verre de soda acheté sur le quai, mais quelques mètres après on avait de nouveau très soif. Un indien ne parlant que deux trois mots anglais nous a proposé de nous emmener à notre hôtel en taxi sans nous dire le prix de la course. On savait qu’il fallait mieux prendre un rickshaw qu’un taxi car c’est bien moins cher, mais on a accepté le taxi. De toute façon on n’avait pas trop le choix car dès qu’un chauffeur venait nous proposer ses services, le chauffeur de taxi le virait direct en disant qu’on était à lui. Arrivés à son 4x4, il a d’abord demandé à d’autres chauffeurs de lui expliquer comment aller à l’hôtel Comfort car même avec le plan du Lonely Planet que nous lui avons présenté il ne comprenait pas. Il a jeté nos sacs sur le toit du 4x4 et il a démarré l’engin. J’avais trop peur que nos sacs tombent du toit tellement la voiture sautait dans tous les sens et que les virages étaient pris très rapidement… On est arrivés à l’hôtel Comfort, nos sacs étaient toujours là, ouf ! On nous a montré une chambre qui était très correcte mais le prix de la chambre était beaucoup plus élevé que ce que nous disait le Lonely Planet : 500Rs (8,3€) au lieu des 350Rs (5,8€) indiqués par notre guide. On a voulu aller voir un hôtel qui se trouvait à deux pas, le chauffeur nous a accompagné à pied. La seule chambre qu’on nous proposait était au 7e étage sans ascenseur, ça m’a gavé. En plus, les prix étaient tout aussi élevés que ceux de l’hôtel Comfort. Puis, le chauffeur nous a emmené en voiture jusqu’à un autre hôtel dont parler le Lonely Planet qui n’était pas très loin, mais il était extrêmement cher, un truc de fou ! Finalement, on est revenu à l’hôtel Comfort prendre une chambre. Et là, le chauffeur toujours présent, nous a demandé de le payer. Il nous a donné son tarif : 350Rs ! Ça faisait 5,8€ et c’était un prix vraiment trop abusé pour la distance que nous avions parcourue ! Même les gens de l’hôtel rigolaient tellement c’était élevé ! Nico ça l’a trop énervé et il a demandé au gérant de l’hôtel quel était le prix d’une course en taxi de la gare jusqu’à l’hôtel et c’était dans les 100Rs pas plus. Bref, grosse altercation entre Nico et le chauffeur. Je n’avais jamais vu Nico dans cet état, lui qui est de nature très calme. Finalement, Nico lui a donné 300Rs parce qu’on n’avait pas plus de monnaie, on venait de payer la chambre 500Rs (8,3€).
    On s’est calés sur le lit dans la chambre devant la télé et on n’en a plus bougé. On n’a même pas dîné !

Samedi 8 juillet :


    La nuit est passée, le soleil entre dans la chambre d’hôtel par la fenêtre sans volet. Encore endormi, Nicolas accroche deux grandes serviettes par-dessus le fin rideau pour que l’obscurité regagne la chambre. On a chaud. Le ventilateur au-dessus de nous tourne machinalement depuis notre arrivée à Chennai. On se rendort. 
    Chennai ne s’appelle plus Madras depuis 1997, mais elle reste la capitale du Tamil Nadu, l’Etat du sud-est de l’Inde. Chennai qui compte 6,4 millions d’habitants est une juxtaposition de quartiers ouvriers en pleine croissance. Bordée à l’est par le golfe du Bengale, Chennai est une porte d’entrée internationale.  

    On est sortis de la chambre peu après midi pour trouver un restaurant. Et là, c’est le choc ! Il faisait si chaud d’un coup que j’avais du mal à respirer. On a marché sur une avenue en terre battue pour chercher un restaurant. Il y avait beaucoup de pauvres sur les trottoirs, leurs vêtements étaient déchirés par endroit. Sur la route, les voitures, les motos klaxonnent, tentent de nous écraser… en vain. On avance, on marche difficilement, il fait vraiment trop chaud ! Le bruit, la chaleur, la pauvreté, la poussière, les bâtiments délabrés, l’image que j’avais de Madras était loin d’être celle-là. Avec Nico on a terriblement soif, notre bouteille est vide depuis le matin. On cherche maintenant une bouteille d’eau dans les petites boutiques qui bordent l’avenue, mission presque impossible. Finalement, on trouve une bouteille d’eau bien fraîche sortie tout droit d’un petit frigo. Quel bonheur ces gorgées d’eau ! On reprend notre recherche de restaurant et finalement on en choisit un qui était à deux pas de notre hôtel. A l’étage, la clim nous attend. Mais pourquoi mettent-ils la clim si froide ?
    De notre table, nous voyons l’avenue que nous avons parcourue, et en face de nous notre hôtel. Je choisis un chicken manchurian (plat chinois composé de morceaux de poulet badigeonnés de farine et de gingembre frits et présentés dans une sauce au gingembre et au soja) dont je suis friande, mais celui qu’on me sert n’est pas terrible. A côté de nous, un couple de français s’installe. Chennai se situant à quelques kilomètres au nord de l’ancienne colonie française Pondichéry qui attire beaucoup les français, est le point d’arrivée des français par avion. La plupart des francophones prennent l’avion jusqu’à Chennai puis visitent en deux ou trois semaines le sud-sud de l’Inde. Mais quelle première image ils ont de l’Inde ! A Bombay, l’image que j’ai eue n’a pas été aussi forte que celle là ! Et pourtant il y avait de la pauvreté et de la chaleur, mais ici c’est bien pire !

    Après notre repas, on est retourné à notre chambre se caler sous le ventilateur. On n’a plus bougé jusqu’au moment du dîner. On a fait des parties de UNO, on a regardé la télé et on s’est douché une bonne dizaine de fois pour se rafraîchir un peu (on séchait en un instant, c’était fou !).
    Pour le dîner on a pris la facilité et on a été au restaurant sur le toit de l’hôtel. De notre table, on avait une belle vue sur la ville. Nico a pris un chicken tandoori (poulet cuit dans un tandoor, un four traditionnel indien) et moi un chicken noodles (pâtes chinoises avec du poulet), c’était vraiment très bon ce repas.
    En fin de soirée, de retour à la chambre, Nico a regardé le match de 3e place de la Coupe du Monde : Allemagne contre Portugal avec victoire de l’Allemagne, pendant que moi, je dormais.


Dimanche 9 juillet :

    Vers midi, on est allés manger au restaurant de l’hôtel, cette fois-ci au sous-sol avec la clim. Puis on est partis à pied sous la chaleur au Spencer Plaza, un centre commercial qui se trouvait à un kilomètre de l’hôtel.
    Là, on a été vachement impressionné : c’était immense ! J’ai lu sur Internet qu’il s’agissait du plus grand centre commercial du Sud de l’Asie ! Ce centre climatisé comportait des boutiques sur trois étages. Une structure en étoile permettait de relier chaque noyau central par lequel on accédait aux étages, un peu à la manière d’une grande toile d’araignée. Des escalators situés à chaque noyau permettaient de monter aux étages supérieurs. En parlant d’araignées, il y avait tellement de monde pour un dimanche qu’on se serait cru dans une fourmilière ! On a l’air ridicules nous, français avec nos galeries marchandes…
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    On est d’abord entrés dans une boutique qui se tenait sur deux étages et qui n’en finissait jamais ! On pouvait y trouver des livres, des jeux de société, de la papeterie, etc. Mais une panne de courant, si fréquente en Inde, a coupé la clim et on suait tous à grosses gouttes. Aux caisses, l’attente était infernale sous la chaleur, heureusement quelques minutes avant notre passage en caisse, la clim s’est mise à remarcher, sauvés ! Plus tard, on a trouvé un Pizza Hut dans le centre commercial et à 16h et quelques on s’est mangés une pizza. Une pizza à 180Rs tout de même (3€) mais Pizza Hut, c’est cher. La pizza était très épicée mais très bonne. On n’était pas les seuls à venir manger à une heure pareille une pizza, nombreux étaient les indiens qui venaient en bande se régaler d’une pizza. Le Pizza Hut était dans une artère du centre commercial où il n’y avait que des restaurants.
    On n’a pas tout vu du centre commercial, et on a bien failli se perdre dans cette immensité ! Quand on a retrouvé la sortie, on a attrapé un rickshaw pour qu’il nous amène sur la plage. Il nous a proposé de nous y amener pour 20Rs seulement (0,3€) si on acceptait d’entrer dans quelques boutiques. En effet, certains chauffeurs de rickshaw ont des commissions sur certaines boutiques, et s’il y emmène ses passagers, il touche une commission et donc peut se permettre de nous faire payer moins cher la course. Avant d’arriver à la première boutique, on a eu une petite visite de Chennai et on a pu voir certains bâtiments importants de Chennai. Toutes les boutiques que nous avons vues vendaient les mêmes choses : petites sculptures en bois, en bronze et des châles. On n’avait pas l’intention d’acheter, alors à chaque boutique on faisait gentiment le tour, on regardait ce que le vendeur voulait nous montrer et puis on s’en allait. Une boutique, deux boutiques, puis à la troisième boutique, ça commençait à faire, alors on a fait bien comprendre à notre chauffeur qu’on en a assez et qu’on voulait voir le coucher de soleil sur la plage et que l’heure avançant le soleil ça fait longtemps qu’il était couché ! Bref, après une bonne heure de boutique, il nous a enfin déposé sur la plage, Marina Beach, longue de 13km et large de 200m. Et là, que trouve-t-on sur la plage ? Du monde ! Il était 19h, la nuit était tombée et les familles venaient profiter de la fraîcheur de fin de journée. En France, sur les grandes plages de Narbonne et alentours, on trouve du monde agglutiné les uns sur les autres et on trouve qu’il y a trop de monde, mais là, c’était pire ! Nico a calculé par ses talents de mathématicien qu’on devait être deux millions ! Trop un truc de fou !
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    Les indiens étaient assis sur le sable, quelques uns mettaient les pieds dans l’eau et très peu se baignaient (il est très dangereux de se baigner à cause des forts courants, nous a dit le Lonely Planet). C’était très animé aussi : il y avait des petits manèges pour les enfants, des vendeurs de sucreries, des vendeurs de loupiottes qui clignotent dans le noir, etc. Bref, c’était étouffant ! Puis, il s’est mis à pleuvioter et là, il n’en a pas fallu plus pour faire fuir la moitié des plagistes. Un flot est parti se réfugiait dans des rickshaws qui étaient pris d’assaut, d’autres repartaient avec leur voiture. Bref, la circulation au bord de la plage était devenue d’un coup un vrai cauchemar. On a attendu pour rentrer à notre tour. On a trouvé un rickshaw qui nous ramené à l’hôtel pour 100Rs (1,6€). 
    On s’est acheté des chips et des gâteaux à côté de l’hôtel et on en a fait notre repas pour la soirée. A 23h30, la finale tant attendue de la coupe du monde a enfin commencé : France contre Italie. Ça a été trop lamentable ! Allongée sur le lit, j’étais en rage devant l’idiotie de nos joueurs qui ont simulé des fautes pour avoir droit à un penalty et cela dès la trentième seconde du jeu ! Tout ça pour finir avec un 1-1 et devoir finir une finale de coupe du monde sur des tirs au but… Et pour couronner le tout, Zizou qui a foutu un coup de boule à un joueur italien et qui s’est récolté un carton rouge. Alors là, j’étais encore plus énervée ! Fin du match à cause de Trézéguet qui rate un tir au but, et voilà comment les italiens sont devenus champions du monde, pas fameux fameux tout ça…
    Et le pire dans tout ça c’est que même en Inde alors qu’ils n’ont pas d’équipe de foot, ils ont suivi la coupe et vu le coup de boule de Zidane (qui a fait la une des journaux indiens durant une bonne semaine) et les jours suivants, nombreux ont été les indiens qu’ils nous ont en parlé et même des enfants ! Bel exemple Zizou ! En anglais : « Vous venez d’où ? » « France ! » « Oh ! Zidane ! Coup de boule ! » et l’indien qui imite un coup de boule… Mais bon, c’est marrant quand même ! Merci Zizou, tu as fait une belle coupe du monde quand même !


Lundi 10 juillet :

    Ce jour-là, j’aurais aimé aller voir un musée ou le parc à serpent, mais Nico ne voulait pas alors on n’a rien foutu… On a mangé au resto de l’hôtel puis on est retournés à la chambre faire notre sac, cela devant un film en français sur « TV5 Monde ».
    A 16h30, on est parti de l’hôtel. On a pris un rickshaw pour aller à la gare routière qui se trouvait à 14km, on a payé 150Rs (2,5€) pour une course qui valait vraiment ce prix-là. Sur la route, on a croisé un vélo qui était tellement chargé à l’arrière qu’il s’est retourné ! Trop drôle à voir ! Ils sont fous ces indiens à charger autant leur vélo !
    Arrivés à la gare routière, on a cherché le bus pour Mamallapuram. Il y avait plein de bus de partout bien alignés avec des panneaux écrit en tamoul (la langue du Tamil Nadu), pas très simple pour repérer le bon bus… Avec l’aide des gens que nous avons croisés, nous avons trouvé le bon bus !
    A 17h30, le bus a démarré. C’était pour moi la première fois que je prenais le bus. Nico l’avait déjà pris et il avait même eu un accident ! Son bus était allé se fourrer dans un gros trou dans la route et il ne pouvait plus repartir, obligé de changer de bus !
    Nous avons traversé Chennai, une plombe pour sortir de la ville ! Alala la circulation indienne ! Il y avait beaucoup, beaucoup, beaucoup de bruit sur la route. Nico a mis ses boules Quiès dans ses oreilles pour ne plus être gêné et moi j’ai enfoncé mes écouteurs dans mes oreilles et j’ai mis mon iPod à fond, bon c’est pas mieux pour mes oreilles, mais la musique était bien plus agréable que les klaxons incessants.
   
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